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Élection 2012 | Gouvernement

« Une petite victoire », croit Lise Payette

« Une petite victoire », croit Lise Payette
Lise Payette

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La nouvelle de l’élection d’une première femme à la tête d’un gouvernement québécois est accueillie à la fois avec joie et inquiétude par les femmes qui ont pourtant longtemps attendu ce moment.

« C’est une petite victoire, se désole Lise Payette. Pauline Marois méritait mieux que ça. Peut-être que ce sont les Québécois qui ne la méritent pas. », d’ajouter l’ex-politicienne, ardente féministe et alliée de longue date de la chef du Parti québécois.

Lise Payette se désole du gouvernement minoritaire que devra diriger la première femme à occuper les plus hautes fonctions et de la tragédie qui est venue ternir cette « petite victoire ».

« Je refuse que l’on dise si facilement que c’est l’affaire d’un fou, alors que le geste a été à ce point organisé. La folie a le dos large. », lance-t-elle. La dame soutient que des politiciens doivent pren­dre leur part de responsabilité dans la tragédie survenue au Métropolis. « Quand on parle de la souveraineté comme si c’était la pire des horreurs, ou la peste. On peut s’attendre à ce que ça ajoute de l’huile sur un feu déjà latent. », pense-t-elle.

Une tâche complexe

« Il sera important que les femmes se mobilisent et soutiennent Pauline ­Marois », croit, pour sa part, Alexa Conradi, présidente de la Fédération des femmes du Québec, qui se réjouit de l’élection d’une femme à la tête du ­Québec.

« Ma première réaction fut “ Enfin ! ”. Mais je trouve qu’on lui confie un mandat complexe avec un gouvernement minoritaire, tout un casse-tête », admet la présidente, qui espère tout de même voir certains dossiers avancer. « Les femmes ont besoin de places en CPE pour leurs enfants, et celles qui arrivent à l’âge de la retraite gagnent 66 % du salaire des hommes », plaide-t-elle.

Pour la présidente du Conseil du statut de la femme, l’élection d’une femme première ministre demeure un modèle.

« Il y a là une valeur d’exemple auprès des filles. Il est important qu’elles voient que l’on peut aller jusqu’au bout en po­litique. », croit Julie Miville-Deschêne. Se défendant de poser un regard par­tisan sur la victoire de Pauline Marois, Mme Miville-Deschêne constate que sa « marge de manœuvre » est réduite. « Laissons-la gouverner ! », suggère-t-­elle.

Rappelons que les Québécois ont élu 42 femmes à l’Assemblée nationale, soit 33,6 % des députés. Il s’agit du plus haut taux atteint depuis 1961.

Les partis qui comptent le plus de femmes sont le Parti libéral du Québec et le Parti québécois, avec 18 députées féminines.

La Coalition Avenir Québec en a fait élire cinq et Québec solidaire, une seule.

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