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Pauline Marois n’a pas livré

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Un pour cent. C’est le nombre de voix qui séparent le PQ et le PLQ. Un minable un pour cent.

Cela, malgré les accusations de corruption, l’usure du pouvoir, les chansons satiriques, les calomnies, les caricatures et les attaques en règle du merveilleux monde du showbiz, qui s’en est donné à cœur joie pour taper sur le cadavre de Jean Charest.

LIBÉREZ-NOUS DES LIBÉRAUX !

Le PLQ, disait-on, a atteint un taux d’impopularité historique. Du jamais vu.

Plus personne ne peut voir Charest en peinture. C’est Patapouf, Le Parrain, Le Crosseur, Le Vendu, Le Naufrageur.

Des insultes, en veux-tu, en v’là. Charest avec un nez de clown, Charest avec des cornes de diable, Charest avec des billets de 100 $ qui lui sortent des oreilles, Charest avec une moustache nazie.

Charest Pol Pot, Charest Capone, Charest Staline.

Et malgré tout ça, malgré les carrés rouges, les casseroles et les manifs qui, disait-on, exprimaient la « volonté de changement du peuple »...

Malgré ces « politologues » patentés qui, dans une lettre ouverte au New York Times, comparaient le Québec de Charest à la Russie de Poutine...

Malgré ces membres du Barreau qui sont descendus dans la rue pour dénoncer « l’odieuse » loi 78...

Malgré les leaders étudiants qu’on voyait à la télé 7 jours sur 7, 24 heures sur 24...

Le PQ n’a pas pu faire mieux qu’un pour cent d’avance.

DANS VOTRE BULLE

Désolé, amis péquistes, mais il y a quelque chose qui ne va pas.

Vous vous êtes battus contre un nain unijambiste qui avait un bras attaché dans le dos, avec Biz comme arbitre, et c’est juste si vous avez réussi à lui faire mettre un genou à terre.

Se pourrait-il que vous ayez surestimé la hargne des Québécois contre Jean Charest ?

À croire certaines personnes, la meilleure façon de prendre le pouls de la population est de lire ce qui circule dans les médias sociaux. C’est la voix du peuple, du « vrai monde ».

Rien de plus faux. Comme m’a dit Christian Dufour hier, le « vrai monde » ne va pas sur twitter. Il a d’autres choses à faire que de mémérer toute la journée.

Le « vrai monde » travaille. Il va chercher les p’tits à la garderie. Il fait son épicerie. Il aide ses enfants à faire ses devoirs.

Il court, le « vrai monde ». Il ne passe pas son temps à changer son statut Facebook ou à propager de fausses rumeurs pour se rendre intéressant.

LES GRENOUILLES

Je suis sûr qu’à l’instant où vous lisez ces lignes, ça grenouille dans les rangs du PQ.

Un pour cent d’avance contre un gouvernement hyper impopulaire...

Qu’est-ce que ça va être quand le PQ va se battre contre un adversaire de taille ? Quand François Legault sortira de son coma fédéraliste ?

Quand il retrouvera son vieux fond bleu et qu’il renouera (enfin) avec le Mario Dumont qui sommeille en lui ?

Le PQ va manger la poussière la bouche ouverte.

Les péquistes croient que la crise étudiante a propulsé Mme Marois au pouvoir. Je crois plutôt que ça lui a coûté sa majorité.

Quand le « vrai monde » sort ses casseroles, c’est pour cuisiner.

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