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Attentat Métropolis

De vives réactions des étudiants anglophones

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Face à l’attentat visant le rassemblement péquiste au Métropolis, mardi soir, les étudiants anglophones de Montréal réagissent vivement contre le message envoyé par le suspect durant son arrestation.

Les maintenant tristement célèbres mots balancés par Richard Henry Bain lors de son arrestation, « Les Anglais sont de retour», font frémir de dégoût la communauté étudiante anglophone de Montréal.

« Il faut faire très attention de ne pas trop extirper de conclusions face à un geste isolé d’un fou furieux » dit Laurence Collin, étudiant en arts à Concordia.

« La communauté anglophone, certes, n’est pas confortable avec l’élection du PQ, mais les Québécois ont voté, et c’est la seule façon légitime d’exprimer son opinion », mentionne Gabriel Frank.

« Qu’on soit fâchés en tant qu’anglophones ou voir déçu, jamais une telle violence n’est acceptable dans notre société, et j’espère simplement que les gens n’en profiteront pas pour en faire un plus gros conflit entre anglophones et francophones » mentionne visiblement craintif, Jamal Henry, étudiant et joueur de football à l’université Concordia.

Ne pas extirper de conclusions

Même son de cloche de la part de Laurence Collin, qui espère que les Québécois ne sombreront pas dans de vieux conflits entre Anglais et Français d’Amérique.

« Le danger réside surtout dans le fait que certaines personnes verront dans cet attentat un moyen de creuser un clivage entre les communautés, jusqu’à maintenant bien soudées, anglophones et francophones de Montréal. Il ne faut surtout pas lire dans cet attentat et tenter de l’associer à un groupe ou à la communauté anglophone » mentionne le jeune homme.

« Cet homme ne représente aucunement la pensée des anglophones, qui sont déçus, mais sains d’esprit. C’est les commentaires de l’homme qui ont tout changé. Il est fou et ce n’est pas la pensée des anglophones en général ce qu’il a gueulé ! » dit au passage une étudiante de l’université Concordia.

Une chose est claire, quoiqu’on pense des résultats des élections, les étudiants anglophones semblent gênés des gestes d’un tueur instable et espèrent simplement qu’on ne lira pas trop entre les lignes afin de creuser une division entre anglophones et francophones du Québec.

Sur le plan politique

Sur le plan politique, seulement un étudiant rencontré a admis être satisfait de l’élection de Marois.

Laurence Collin voit du bon dans l’élection du PQ. « Je crois que les anglophones en général se sont toujours fait marteler par les médias anglophones que les francophones sont xénophobes et qu’ils mettraient à la porte tout les anglophones du Québec s’ils gagnaient un référendum. Moi je ne crois pas du tout dans cette pensée et je suis très satisfait que les péquistes aient sitôt annoncé qu’ils annuleraient la hausse des frais de scolarité » mentionne l’étudiant en arts à Concordia.

Mais la majorité des étudiants rencontrés craignent la venue des péquistes qu’ils traduisent comme une attaque sur la langue anglaise. « Je crois qu’il faut faire fleurir le bilinguisme au Canada en entier, et le PQ ne souhaite pas faire cela, il préfère défendre que la langue française » soutient Jamal Henry.

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