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marché aux puces

Le rétro fait le bonheur

De plus en plus de collectionneurs viennent chez les commerçants

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Le marché aux puces Saint-Michel regorge d’objets inusités. Véritable rendez-vous des adeptes de mode « vintage » et des collectionneurs de tout genre sur l’île de Montréal, ce marché ne cesse de croître en popularité.

Situé à l’angle des boulevards Saint-Michel et Crémazie, le marché aux puces Saint-Michel connaît une popularité sans précédent grâce à la mode rétro.

On y trouve des vêtements de marque qu’on ne déniche normalement que dans les friperies spécialisées du Plateau ou du Mile-End.

Des bijoux de toutes sortes, des masques africains en bois massif et des objets de collection par centaines s’y retrouvent également pêle-mêle.

Certains objets découverts dans ce marché sont apparus sur le grand écran. En effet, les metteurs en scène et les costumiers du cinéma et du théâtre québécois connaissent bien les lieux et y font souvent leurs emplettes en quête de l’objet rétro parfait pour leur production.

Guylaine y tient un kiosque spécialisé dans les jouets de collections depuis environ deux ans.

« J’ai déjà eu droit à plusieurs visites de metteurs en scène québécois qui cherchaient des jouets bien précis. Ils avaient une longue liste d’objets dont ils avaient besoin et ils ne semblaient pas déçus de leurs trouvailles », nous dit fièrement Guylaine.

Pas facile l’été

Si les affaires ne sont pas toujours faciles, surtout l’été, les propriétaires de kiosques réussissent tout de même à dégager un petit profit grâce à de fidèles acheteurs qui reviennent constamment.

M. Aldo, qui se spécialise dans la vente d’outils en tous genres depuis maintenant huit ans en témoi­gne.

« Les outils se vendent bien. Il y a toujours du monde dans mon commerce. La plupart du temps, ce sont des habitués qui collectionnent les outils d’antan. Je fais un peu de profit après le loyer et les frais, mais on ne se rend pas riche avec ça ! », soutient M. Aldo.

Selon Léo, voisin de M. Aldo, les commerçants tiennent un kiosque par pur amour du commerce et pour le divertissement. « Ce sont des amoureux de bébelles qu’on trouve ici, ils ne font pas de grosses affaires, mais c’est mieux que de rester enfermé entre quatre murs toute la journée chez eux », relate le septuagénaire confortablement assis sur sa chaise berçante devant son commerce.

Un « passe-temps » pour adultes

« Ça passe le temps et on peut rapporter quelques dollars à la fin du mois, mais c’est plutôt un passe-temps pour moi », confirme Léo.

La majorité des kiosques font office de vitrine pour ces collectionneurs qui ont une grande fierté à exhiber leurs pièces.

Luis, un Colombien qui vend surtout des masques faits à la main et divers objets parvenant de partout dans le monde dit tenir son commerce par passion pour l’art et pour le plaisir de faire des trouvailles.

« C’est plaisant de faire le tour de la ville et de tomber sur des objets délaissés qui sont finalement d’une grande valeur. Ensuite, on peut discuter avec fierté de nos découvertes avec les acheteurs », dit-il, tout sourire.

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