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Québec cherche une solution

Québec cherche une solution
photo le journal de montréal, nicolas duguay Les cas s’accumulent dans les corridors de l’hôpital Santa Cabrini.

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L’Association des pathologistes du Québec et le ministère de la Santé planchent actuellement sur une révision du « plan Barette ».

Le nouveau mode de rémunération, que tout le monde dans le milieu identifie selon l’ancien président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec, candidat caquiste défait lors de la dernière élection, a généré un tel mécontentement chez les pathologistes, qu’à la FMSQ autant qu’à Québec, on cherche à calmer le jeu.

À la tête de l’Association des pathologistes, le Dr Christian Lussier a confirmé que des discussions ont lieu actuellement avec Québec et la FMSQ et que des pistes de solution ont déjà été identifiées.

Plafond de rémunération

« Le seul défaut du plan, c’est le plafond de rémunération dans une période de pénurie », explique Dr Lussier, convaincu d’avoir été élu à la tête de l’APQ, voilà quelques semaines, en raison de son opposition au plan Barrette.

« Tout a été implanté de façon trop abrupte », explique-t-il, avant d’ajouter que le plan, dans une période de pénurie, n’a fait qu’aggraver la situation.

« Avant, il manquait du monde, mais on réussissait quand même à trouver des gens pour faire le travail. Le plan Barrette a mis fin à ça », critique le pathologiste qui faisait partie de ceux qui absorbaient le surplus de travail et qui ont été directement visés par le plafond.

Ainsi, l’APQ a confiance qu’en apportant des modifications, la situation se stabilisera le temps qu’arrive du renfort.

« Il y a une fenêtre de trois ou quatre ans encore de pénurie », explique le docteur Lussier, confiant que les résidents dans le programme sont assez nombreux pour résoudre la crise.

Québec, pour sa part, mise sur la création de corridors de service.

Ainsi, pour éviter les bris de service, tous les hôpitaux en périphérie d’un centre en difficulté sont appelés à mettre l’épaule à la roue, une solution qui fonctionne bien à court terme, mais qui ajoute au fardeau des pathologistes d’hôpitaux comme celui de Rimouski, forcé de traiter les cas de cinq, bientôt six, centres hospitaliers.

Quant au recours au privé, Québec le qualifie de « marginal », même si le Journal a pu constater qu’un laboratoire ontarien est en train de signer des contrats dans plusieurs régions de la province.

 

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