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Éducation

Des parents inquiets pour l’anglais

Gaston Rioux
© Les archives Jean-Claude Tremblay « Le gouvernement ne peut pas aller à l’encontre de la volonté des parents. Nous, on reste vigilants », a réagi, mardi, Gaston Rioux, président de la FCPQ.

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La Fédération des comités de parents du Québec (FCPQ) est sur ses gardes avec l’arrivée au pouvoir d’un nouveau gouvernement qui menace de stopper l’implantation du programme d’anglais intensif.

« Le gouvernement ne peut pas aller à l’encontre de la volonté des parents. Nous, on reste vigilants », a réagi, mardi, Gaston Rioux, président de la FCPQ.

Avec la rentrée, plusieurs écoles du Québec sont en pleine réorganisation de programmes en vue de l’implantation de l’anglais intensif à compter de l’an prochain.

Lors des élections, les propos du député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, à l’effet que le Parti québécois mettrait un frein au programme suscitent aujourd’hui de l’incertitude.

« On est en réorganisation de la progression des apprentissages pour les élèves de 5e et 6e années dans une quinzaine d’écoles », a souligné Marie-Hélène Dion, porte-parole de la Commission scolaire de la Capitale.

Cette restructuration vise à répartir l’enseignement des matières de base pour faire de la place aux quelque 400 heures d’anglais proposées l’an prochain.

L’incertitude règne

Pour les parents, qui tiennent mordicus à l’enseignement de l’anglais intensif, le nouveau gouvernement serait bien malvenu d’aller à l’encontre de cette volonté, exprimée par 87 % des membres de la FCPQ.

La mise en œuvre de ce projet dans l’ensemble des écoles du Québec était prévue dans un horizon de cinq ans. Trois ans plus tard, près de 20 % des établissements ont emboîté le pas.

« Pour ceux dont l’organisation est complétée, ça démarre cette année. Pour la suite des choses, c’est le néant. On est en attente de l’assermentation du prochain gouvernement, qui devra voir très rapidement comment il compte se comporter dans ce dossier », a fait part Josée Bouchard, présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec.

Mme Bouchard, comme son homologue, insiste sur l’importance du respect de la réalité et du contexte propres à chaque milieu.

En Outaouais, par exemple, où le taux de bilinguisme s’élève à 62 %, les besoins ne sont pas les mêmes qu’au Saguenay, où le même taux se situe à 18 %.

Si jamais le gouvernement du Parti québécois choisissait de freiner le pas, les conseils d’établissement, qui ont le dernier mot sur la grille-matière, pourraient aller à l’encontre de cette décision puisque la loi le leur permet.

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