/news/politics
Navigation
fraude

Zampino clame son innocence

1
Photo le journal de montréal, pierre-paul poulin Frank Zampino doit répondre à 13 chefs d'accusation pour fraude.

Coup d'oeil sur cet article

Quatre mois après avoir été arrêté avec plusieurs présumés complices, l’ex-président du Comité exécutif de la ville de Montréal, Frank Zampino, continue de clamer haut et fort son innocence.

La cause de l’ancien bras droit du maire Gérald Tremblay et de ses présumés complices étaient à l’ordre du jour, vendredi matin, au palais de justice de Montréal.

Comme lors de leur première comparution le 13 juillet, les accusés étaient représentés par leur avocat respectif mais M. Zampino a tout de même tenu à passer son message à la Cour.

«Depuis son arrestation, M. Zampino a fait des demandes pour que la preuve accumulée contre lui soit divulguée, en vain. Il maintient qu’il n’a rien fait pour que la justice décide de déposer des accusations contre lui. Il demande à ce que l’enquête préliminaire soit fixée dans les plus brefs délais», a déclaré Me Michele Merelas, au nom de sa patronne, Me Isabelle Schurmann.

« À 9 h 42, nous prenons note de votre déclaration», a simplement répondu le juge Jean-Paul Braun de la Cour du Québec.

Projet Contrecœur

Frank Zampino et une dizaines d’autres individus, dont le président de Construction F. Catania, Paolo Catania, l’ancien directeur de la Société d’habitation et de développement de Montréal, Martial Fillion et l’ancien responsable du financement du parti Union Montréal, Bernard Trépanier, ont été arrêtés le 17 mai dernier par les enquêteurs de Marteau.

Ils font face à 13 chefs d’accusation de fraude, complot pour fraude, abus de confiance et fraude envers le gouvernement. La compagnie Construction F. Catania est également accusée.

La plupart des accusations découlent de présumées malversations dans l’achat des terrains d’un important projet immobilier de l’Est de Montréal, le Faubourg Contrecoeur. Les terrains sur lequels ont été bâti ce projet étaient évalués à 19 M$ mais ont été vendus 4,5 M$ à Construction F. Catania parce que la décontamination aurait été surévaluée.

L’entreprise aurait également bénéficié de renseignements privilégiés lors du processus d’appel d’offre fournis par des personnes qui en auraient tiré un avantage.

Une partie des chefs d’accusation concernent également du financement politique.

Une conférence pour préparer l’enquête préliminaire a été fixée à la fin octobre. Selon la Couronne, la preuve représente l’équivalent de 1400 camions et l’enquête préliminaire pourrait s’échelonner sur au moins trois mois.

Commentaires