/news/health
Navigation

Un chantier gigantesque

Un chantier gigantesque

Coup d'oeil sur cet article

Hôpitaux focus
Les bâtiments du futur CUSM, à proximité de l’échangeur Turcot, ont maintenant atteint leur hauteur finale.
Photo le Journal de Montréal, Chantal poirier
Un chantier gigantesque
Deux ans après sa mise en chantier, le plus avancé des deux nouveaux mégahôpitaux de Montréal vient d’atteindre sa hauteur finale. Le Journal vous emmène aujourd’hui dans les coulisses de la construction du campus Glen du Centre universitaire de santé McGill (CUSM).

À un jet de pierre de l’échangeur Turcot se dresse désormais le squelette d’un immense édifice de 11 étages dans sa portion la plus haute, auxquels il faut ajouter 4 étages de souterrains.

« Le 18 juin, on a terminé de couler le béton, une journée avant la date prévue », indique non sans un brin de fierté Chantal Sorel, directrice de projet chez SNC-Lavalin, l’entreprise privée qui dirige les travaux.

Normand Rinfret
DG par intérim

Depuis le printemps, sauf bien sûr pendant les vacances de la construction, environ 1 400 ouvriers travaillent sur le site, en plus de 300 professionnels. Lorsque l’aménagement intérieur débutera, ce seront plus de 2 000 travailleurs qui seront sur place.

Vieux rêve

Le CUSM rêvait depuis longtemps de regrouper la plupart de ses édifices sur un seul et même site.

Un projet d’abord évoqué en 1992 et dont la première version était entre les mains du gouvernement du Québec dès 2002, avant même que Jean Charest n’arrive au pouvoir.

La conception du campus Glen, construit en partenariat public-privé (PPP), est inspirée de ce qui se fait de mieux dans le monde, assurent les responsables du projet.

« On a visité 35 sites différents à travers l’Amérique du Nord et l’Europe. Plus de 250 professionnels de chez nous sont allés sur place pour apprendre », avance Imma Franco, directrice associée, planification des programmes et service du CUSM.

Pour les patients

Résultat, un hôpital où « l’expérience pour le patient sera simple et claire », selon Robert Hamilton, directeur du développement du site Glen.

« Il y a beaucoup de lumière naturelle et une place publique devant l’entrée principale », décrit-il pendant que nous déambulons sur le béton encore nu des étages.

« Dans les aires communes, il n’y aura aucun contact entre les patients et les visiteurs. Le respect de la vie privée du patient est très important pour nous », indique pour sa part Normand Rinfret, directeur général par intérim du projet.

Si tout se déroule comme prévu, le chantier devrait être terminé à la fin 2014, et les premiers patients seront accueil­lis à l’été 2015.

Moins de lits, plus de patients ?

Aussi surprenant que cela puisse paraître, le nouveau CUSM comptera moins de lits que dans les anciens bâtiments au centre-ville.

Au total, le nombre de lits de soins de courte durée dans tous les édifices du CUSM va passer de 930 à 832.

Mais il ne faut pas s’inquiéter de cette baisse de quantité, selon Imma Franco, du CUSM, car tous les patients seront soignés dans des chambres individuelles au campus Glen.

« Pour le patient, être hospitalisé dans une chambre individuelle va réduire les risques d’infection. Il y a aussi des études qui montrent que cela réduit la durée des séjours », expli­que-t-elle.

Le campus Glen, selon ses concepteurs, sera le premier hôpital au Canada à compter uniquement des chambres individuelles pour les patients.

.

Commentaires