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Le goût de vivre de Réjean Léveillé

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Réjean Léveillé a vu la mort de près. En plus d’avoir assisté presque en direct à l’effondrement du viaduc de la Concorde en septembre 2006, il a survécu à un spectaculaire accident d’hélicoptère le 16 décembre 2009. Il se dit que « quelqu’un en haut » a décidé qu’il devait vivre. Et il le fait. À fond.

Réjean Léveillé a vu la mort de près. En plus d’avoir assisté presque en direct à l’effondrement du viaduc de la Concorde en septembre 2006, il a survécu à un spectaculaire accident d’hélicoptère le 16 décembre 2009. Il se dit que « quelqu’un en haut » a décidé qu’il devait vivre. Et il le fait. À fond.

Est-ce son destin ? De la chance ? Le chef d’antenne à TVA n’en sait trop rien. Mais, une chose est certaine, il fait une bonne vie.

« Je me sens extrêmement privilégié d’être encore en vie. Point. Qui l’a déterminé ? Dans quelles proportions ? Pourquoi ? Je ne sais pas », lance-t-il, en entrevue avec le Journal.

En 2006, il a d’abord été profondément bouleversé lorsque le viaduc de la Concorde s’est écrasé. Un drame auquel il a assisté, par hasard.

« Je circulais et, à un moment, j’ai vu un énorme nuage de poussière. Puis, à un moment, tu comprends qu’il y a des gens en dessus... », raconte-t-il.

« Pourquoi eux ? »

Réjean Léveillé s’est posé de multiples questions sur la vie à la suite de cet accident. Tellement, que le soir même, l’angoisse l’a rendu malade, se souvient-il.

« On passe au même endroit chaque jour. Pourquoi cinq personnes meurent à ce moment et que toi, tu es vivant ? », s’est-il questionné.

A-t-il l’impression qu’il a échappé à la mort ? Il n’est pas prêt à dire ça. Humble ? Peut-être. Mais, selon lui, ce serait se donner « trop d’importance » que de prétendre ça.

Mais la mort, il l’a frôlée trois ans plus tard. Parce qu’il a bien failli y passer dans cet accident d’hélicoptère qui en a marqué plusieurs.

Ironiquement, juste avant de décoller à bord de l’appareil de TVA Nouvelles, le 16 décembre 2009, Réjean Léveillé s’était dit que ce serait une belle journée.

À peine quelques heures plus tard, il se retrouvait coincé dans la carcasse de l’appareil qui venait de s’effondrer au sol. Lui et son pilote, Antoine Léger, s’en sont miraculeusement sortis.

Goût de vivre

Aujourd’hui, M. Léveillé ne peut pas être plus reconnaissant d’être en vie.

« De frôler la mort, ça m’a fait réaliser que je n’ai pas le goût de manquer ce qui s’en vient dans ma vie », confie-t-il avec émotion.

S’il a couvert plusieurs histoires d’horreur dans sa carrière de journaliste, c’est son accident qui lui a fait comprendre qu’un drame peut nous tomber dessus à tout moment.

« Je réalise qu’on ne décide rien. On a fait une chute de 1 400 pi en quelques secondes... Et on s’en sort, raconte-t-il. En haut, s’il décide que tu n’es plus là, eh bien, tu n’es plus là », ajoute-t-il.

S’il a accepté l’offre de s’entretenir avec le Journal, c’est parce qu’il souhaite partager son avis sur l’importance de mordre dans la vie.

« Pour me remettre sur pied, ça a été une véritable reconstruction. J’ai récupéré toutes mes possibilités, une après l’autre. On pense toujours que tout est acquis, mais on ne devrait pas », dit-il.

Depuis près de trois ans, il s’est souvent demandé pourquoi il avait survécu à cet accident. Sa réponse il l’a chaque jour.

« Je suis grand-papa deux fois. J’aime mon travail. Ma santé va bien. Je crois que, carrément, ce n’était pas mon heure », lance-t-il, avec le sourire.

 

Où : Près de l’autoroute Bonaventure, en face des Studios Mel’s
Quand : 16 décembre 2009
Victime : Réjean Léveillé et le pilote de l’hélicoptère, Antoine Léger, ­ont survécu
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