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Chef de gang

Menacé d’expulsion

Richard Goodridge pourrait être renvoyé pour activités criminelles

Menacé d’expulsion
photo courtoisie R. Goodridge, Soupçonné

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Le chef de gang Richard Goodridge pourrait bientôt être expulsé dans son pays d’origine, la Guyanne. L’ennemi juré du caïd Ducarme Joseph a été arrêté jeudi soir à Montréal, en vertu d’un mandat de l’Agence des services frontaliers, qui le soupçonne de faire partie d’une organisation criminelle.

Le chef de gang Richard Goodridge pourrait bientôt être expulsé dans son pays d’origine, la Guyanne. L’ennemi juré du caïd Ducarme Joseph a été arrêté jeudi soir à Montréal, en vertu d’un mandat de l’Agence des services frontaliers, qui le soupçonne de faire partie d’une organisation criminelle.

Goodridge, 43 ans, a été arrêté par des enquêteurs du SPVM vers 23 h jeudi soir, alors qu’il se trouvait avec des individus d’allégeance bleue dans un restaurant qu’il fréquente souvent sur la rue Peel, près de De Maisonneuve.

Il n’a offert aucune résistance. Sur lui, les policiers ont retrouvé 9 000 $ en argent et quatre téléphones cellulaires.

Il avait également une carte d’assurance-maladie et une autre de citoyenneté canadienne contrefaite alors qu’en réalité, il est résident permanent.

Les enquêteurs ont ainsi fait appliquer un mandat émis par l’Agence des services frontalier qui prévoit qu’en vertu de l’article 37 de la Loi sur l’Immigration et la protection des réfugiés, un résident permanent peut être interdit de territoire s’il appartient au crime organisé.

Proche des Hells Angels

Goodridge a plusieurs antécédents de vol, possession d’arme et trafic de stupéfiants au Québec et en Ontario. À deux reprises, il a été victime d’une tentative de meurtre, à Toronto et Montréal.

Selon la police, Goodridge a déjà été garde du corps de l’ancien chef des Hells Angels, Maurice Boucher.

Il a déjà été très proche d’un ex-club école des Hells Angels, les Rockers et leur parrain, Gregory Woolley, qui en mène actuellement large au centre-ville.

Il a aussi fait partie d’un gang d’allégeance bleue, les 67, avec Ducarme Joseph avec lequel il est aujourd’hui brouillé.

Goodridge aurait aussi été propriétaire d’un club de danseuses Temptation, que la police a fait fermer d’urgence après la tentative de meurtre spectaculaire contre Joseph le 18 mars 2010.

Quatre téléphones, autant d’adresses

Goodridge a défilé devant la Commission de l’Immigration et du statut de réfugié hier à Montréal. Il a dit avoir été gérant et non propriétaire du Temptation et a nié appartenir à un groupe criminel. Il a dû répondre aux questions serrées de la commissaire Dianne Tordorf sur les 9 000 $ et les quatre téléphones cellulaires trouvés sur lui lors de son arrestation.

« J’ai démarré une entreprise d’équipement de téléphones cellulaires, c’est pour ça que j’avais cet argent. Deux des téléphones étaient neufs, des produits de ma compagnie, le troisième est mon téléphone de travail et l’autre est utilisé par mes enfants lorsqu’ils veulent me joindre », a-t-il décrit.

La police et l’Agence travaillent conjointement sur ce dossier depuis avril et les limiers ont eu peine à retrouver Goodridge qui avait quatre adresses, dont deux qui étaient protégées par des caméras, à Blainville et sur l’Île-des-Soeurs.

« J’ai déjà eu des menaces car je n’ai pas voulu que des types vendent de la drogue au bar. Mais je ne porte pas d’arme », a-t-il assuré à la commissaire qui a tout de même décidé de le garder détenu en attendant la suite des procédures d’expulsion, parce qu’il représente un danger pour le public.

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