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Rod le Stod en cinq questions

Gagnant de la 44e édition du Festival international de la chanson de Granby

Rod le Stod en cinq questions
Photo COURTOISIE Bernard Duhamel Rod le Stod a quelque chose à dire et il l’a bien prouvé lors de sa performance au Festival international de la chanson de Granby, qu’il a remporté samedi dernier.

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Le rappeur Rod le Stod est sorti grand vainqueur du ­Festival international de la chanson de Granby. Ce ­prestigieux concours a déjà couronné Lynda Lemay, Luc De Larochellière, Isabelle Boulay, Jean-François Breau, Steve Dumas, Pierre Lapointe et plus récemment, Lisa LeBlanc.

QUESTION -  Rodolphe Demers, parlez-nous de votre nom d’artiste. Pourquoi Rod le Stod ?

RÉPONSE - C’est un surnom, aussi ça rimait. Dans le langage qu’on utilise entre amis, Stod, c’est quelqu’un qui réussit bien dans ce qu’il fait.

QUESTION - Quand avez-vous commencé à chanter ?

RÉPONSE -Il y a trois ans, j’ai commencé à faire ça dans le sous-sol d’un ami. C’était le grand frère d’un de mes amis qui avait un micro et un petit ­programme. À un moment, il était tanné. Il m’a donc demandé si je voulais le lui acheter. J’étais pau­vre et je me suis ­endetté pour l’avoir. Dès que c’est rentré chez nous, j’ai commencé à faire ça non-stop.

QUESTION - Dans vos chansons, de quoi aimez-vous parler ? Quels sont vos sujets ?

RÉPONSE - J’aime beaucoup le concret. Ce que mes yeux peuvent voir, ce que mon cerveau peut facilement analyser. C’est très direct ce dont je parle. C’est sûr que j’ai un background en sciences politiques. Donc, j’aime ça. Ça fait partie de ma vie.

QUESTION - Est-ce que vous vous considérez comme un artiste engagé ?

RÉPONSE - Dans ma bio, je dis que même si je ne me considère pas comme un rappeur engagé, j’ai quelque chose à dire. Dans ce sens que ce n’est pas toutes mes chansons qui vont avoir un message engagé, mais la dernière que j’ai fait au spectacle (du Festival de Granby), Je ne suis pas né pour un petit pain, je l’ai écrite après la défaite du Bloc ­Québécois, le 2 mai.

QUESTION - Pouvez-vous me chanter un extrait de cette chanson ?

RÉPONSE - (Rires) Je fais rarement ça. (Rires) OK... « Me faire servir en français/fondamental, partout au Québec/Pis ça, ça inclus Montréal/pas parce que je le demande que je dois être considéré radical/Faut-il que je le dise en français de France ou ben en joual/C’est trop facile de dire que tout va bien/Mais, à Montréal, ma langue est en déclin ».

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