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drÔles d’oiseaux

En plein milieu urbain... et au secours !

Grèbe à bec Bigarré

En plein milieu urbain… et au secours !
Timide

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À la suite d’inondations dans les villes, on entend souvent des élus promettre qu’ils vont régler la situation en construisant, le long des systèmes collecteurs, des bassins de rétention en béton. En béton ! Ce mot moderne, mais combien magique.

Pourtant, des bassins très naturels remplissaient, il n’y a pas si longtemps, cette fonction avant qu’on les fasse disparaître. Et pourtant, pas très loin de New York, de magnifiques milieux humides servent, de nos jours, entre autres à produire pour la grande métropole une des eaux les plus pures en Amérique du Nord. Au Québec quelques-uns de ces endroits si convoités par les « développeurs » subsistent de peine et misère. 

Je déambule dans une de ces oasis urbaines où, bien des concitoyens, en particulier les plus jeunes, auraient grand intérêt à les fréquenter et à profiter non seulement de leur effet apaisant, mais surtout de tenter de mieux comprendre leur rôle essentiel.

Soudain la vie...

Soudain, je remarque dissimulé parmi la végétation dense un superbe, mais combien timide petit oiseau aquatique. Délicatement, il avance le bout de son bec plutôt large puis son petit cou trapu. Derrière, un affamé surgit et rapidement, il s’installe confortablement sur le dos de l’adulte. Après quelques brassées, le parent se retourne pour lui offrir parfois un insecte, parfois un petit poisson ou une petite surprise car les grèbes mangent pratiquement de tout.

Comme les deux parents ont une physionomie identique et qu’ils partagent « équitablement » les rôles de la couvaison et de l’éducation, il m’est impossible d’affirmer s’il s’agit de la femelle ou du mâle.

Les petits nidifuges quittent le nid flottant peu de temps après leur naissance et ils ont développé cette curieuse habitude d’agripper leur bec à la queue d’un adulte pour se laisser tirer surtout si une menace les oblige à fuir plus rapidement.

Fuite de plus en plus limitée en raison de la perte des milieux humides ce qui entraîne un déclin progressif de cette magnifique espèce. Est-il trop tard pour nous sensibiliser et interroger nos élus ? Mieux vaut tard que jamais.

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