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Un ministre en mission

Stéphane Bergeron espère « éradiquer » le crime organisé des chantiers de construction

Un ministre en mission
photo AGENCE QMI, STEVENS LEBLANC « L’actualité en matière de sécurité publique nous impose plusieurs priorités à gérer de façon ­simultanée », a constaté le ministre Stéphane Bergeron.

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Le nouveau ministre de la Sécurité publique se dit « convaincu » que la Commission Charbonneau ­per­mettra d’« éradiquer l’influence du crime organisé dans l’industrie de la construction et dans l’appareil gouvernemental ».

Le nouveau ministre de la Sécurité publique se dit « convaincu » que la Commission Charbonneau ­per­mettra d’« éradiquer l’influence du crime organisé dans l’industrie de la construction et dans l’appareil gouvernemental ».

« C’est bien parti », a observé Stéphane Bergeron, hier, en entrevue au Journal, alors qu’il commentait les travaux de cette commission d’enquête publique pour la première fois depuis sa nomination.

Un virage à 180 degrés par rapport à la « patente à gosses » décriée par l’ex-critique du Parti québécois en matière de sécurité publique au moment où le gouvernement Charest annonçait, en octobre 2011, la création de cette commission.

« Ses pouvoirs semblaient alors totalement insuffisants pour aller au fond des choses, a-t-il dit hier. À la suite de nos pressions, la commission jouit maintenant de tous les pouvoirs prévus par la loi. J’ai confiance en la probité et la compétence de la juge Charbonneau. Je suis convaincu que, avec son éclairage, nous serons en mesure d’éradiquer le phénomène. »

Récidivistes dans la mire

Suivant les « instructions » que lui a données la première ministre Marois, M. Bergeron a aussi l’intention de serrer la vis des récidivistes de l’alcool au volant. Des sanctions administratives plus sévères, comme des suspensions de permis de conduire d’une durée prolongée, risquent d’être imposées aux automobilistes « qui abusent de leur droit de citoyen ».

Le ministre de 47 ans entend également rester sur le pied de guerre avec le gouvernement Harper dans les dossiers du rapatriement du Registre des armes d’épaule et des impacts de la loi C-10 sur la « surpopulation » des prisons provinciales.

« Ces questions ont fait consensus à l’Assemblée nationale et nous pourrons travailler en collaboration avec les autres partis pour défendre le modèle québécois face aux diktats inacceptables d’Ottawa », a fait valoir celui qui a passé 12 ans à la Chambre des communes comme député bloquiste.


  • « L’UPAC porte maintenant une attention particulière à Montréal, mais laissons aux policiers le soin de mener leurs enquêtes », a dit le ministre Bergeron, empruntant une phrase souvent répétée par les libéraux, en parlant du scandale coûteux des compteurs d’eau et d’autres contrats publics entachés d’allégations de corruption et de collusion.
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