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Sandro Grande insulte les souverainistes

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Photo Jacques Pharand / Agence QMI Des parents d’enfants et membres d’associations de soccer de Laval souhaitent le départ de Sandro Grande de ses fonctions

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L’ancien joueur de l’Impac, Sandro Grande, qui est maintenant un entraîneur de soccer à Laval, est sous les feux de la rampe après des écrits virulents, publiés sur les réseaux sociaux, concernant la première ministre élue Pauline Marois et le Parti québécois.

Dans les heures qui ont suivi l’élection du PQ et le drame du Métropolis de Montréal le 4 septembre, Grande a publié les propos suivants, en anglais, sur son compte Twitter :

«La seule erreur que le tireur a commise la nuit dernière, c'est de rater sa cible!!! Marois!!! La prochaine fois mon gars! J'espère!» Dans les heures suivantes, il a retiré ce gazouillis tout en prétendant que son accès avait été piraté.

Cependant, l’ancienne vedette professionnelle et entraîneur de soccer à Laval en a rajouté une couche en anglais sur sa page Facebook en s’en prenant, cette fois-ci, plus largement aux souverainistes.

Il y insulte notamment les «gens du nord» qui auraient voté pour les souverainistes en les traitant de «colons» («hillbillies») et de fermiers. Il affirme que les «séparatistes sont si stupides que c‘est inimaginable».

Dans une lettre parue, notamment, sur le site du club de soccer Les Étoiles de l’est, l’homme s’est toutefois excusé pour ses propos tenus sur Facebook et réaffirme qu’on a usurpé son identité sur son compte Twitter.

«Mes actions et mes mots étaient très irresponsables et immatures», a-t-il notamment écrit.

Les tentatives pour joindre Grande ont été vaines.

Troublé par ces propos

Informé par L’Écho de Laval de cette controverse, le président du Parti québécois de Laval, Michel Leduc, a été abasourdi et choqué d’apprendre la nouvelle.

«C’est inacceptable ce genre de propos. Tu ne peux pas encourager la violence sans recevoir une punition exemplaire, encore moins lorsque tu œuvres auprès de la jeunesse comme c’est son cas. Je ne connais pas les façons de faire de l’ARS-Laval, mais je m’attends à ce qu’il reçoive une sacrée leçon», a-t-il dit. M. Leduc a suggéré qu’une plainte officielle soit faite auprès des autorités policières.

La Sûreté du Québec, chargée d’enquêter sur le triste évènement, a confirmé avoir été alertée concernant les écrits de Sandro Grande. Cependant, il a été impossible de savoir si le dossier était toujours étudié par les policiers.

À l’Association régionale de soccer (ARS) de Laval, on marche sur des œufs, puisque Sandro Grande a été relevé temporairement de ses fonctions d’entraineur de soccer à Laval. Son président, Bernard David, a affirmé que l’ancien joueur de l’Impact avait été rencontré. «Le dossier n’est pas complété pour l’instant. Notre décision devrait être prise d’ici une dizaine de jours», a-t-il fait savoir ajoutant que dans les mesures prises par l’organisation, Sandro Grande devra prononcer des conférences. Sur quels sujets? À quel moment? Rien n’a été décidé pour l’instant à l’ARS-Laval.

À la Fédération de soccer du Québec (FSQ), où Sandro Grande est aussi employé, la directrice générale Brigitte Frot confirme qu’après quelques jours de suspension, il est revenu au travail. Questionnée par L’Écho de Laval sur la suite du dossier, Mme Frot a invoqué le lien employeur/employé pour refuser de commenter davantage l’affaire.

On veut sa démission

Des membres d’associations sportives de Laval ne veulent rien de moins que son départ. «Ce qu’il a dit est inadmissible. C’est très grave, ce sont des menaces de mort. Sur le plan sportif, pour les entraîneurs, pour les associations, quelle crédibilité auront-ils si l’on ne le sanctionne pas sévèrement? Son congédiement, c’est le minimum qu’il faut», a dit un dirigeant d’une association de soccer qui n’a pas voulu être identifié.

Des bénévoles de soccer, interrogés sur cette affaire, craignent que la controverse ne soit étouffée par l’organisation régionale. «Elle (ARS-Laval) n’a aucun intérêt à ébruiter cette affaire gênante. Je suis persuadé qu’il (Grande) va s’en tirer. Pourtant, l’an dernier, on a banni sévèrement (pour un an) un entraîneur qui avait demandé à son gardien de laisser passer un ballon. Deux poids, deux mesures», ont-ils déploré.

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