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Difficultés à l'école

Des parents poursuivent une commission scolaire

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Photo Courtoisie Édifice de la Commission scolaire du Val-des-Cerfs, à Grandby

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COWANSVILLE – Des parents tiennent la Commission scolaire du Val-des-Cerfs, en Montérégie, responsable des difficultés d'apprentissage de leur fille.

Ils allèguent qu’elle n'a pas eu droit à l'aide et au soutien approprié de 2004 à 2011. Ils réclament à la Commission scolaire une somme de 750 000 $ pour préjudices, inconvénients et dommages punitifs. La requête a été déposée par les parents de la jeune fille, aujourd’hui âgée de 16 ans.

Julie (un prénom fictif) a intégré une école primaire de la région de Cowansville à la suite d'un déménagement en 2004. Considérée comme une élève modèle par ses parents, les difficultés de la jeune fille ont commencé en troisième année du primaire.

La direction de l'école et son enseignante auraient fait preuve de discrimination à son égard. Privilégiant l'autonomie des élèves dans leurs apprentissages, l'enseignante aurait refusé de collaborer avec les parents.

«Les élèves de troisième année devaient apprendre par eux-mêmes, à l'aide d'ordinateurs et d'affiches sur les murs. Elle ne voulait pas que la mère aide sa fille à la maison et refusait de partager le matériel pédagogique de l'école», peut-on lire dans la poursuite.

«Malgré les représentations à la direction de l'école ainsi qu'au secrétaire général de la Commission scolaire, ni la professeure ni les autres intervenants n'ont consenti à respecter leur devoir professionnel à l'égard de “Julie”. Ils ont plutôt eu recours à l'intimidation et aux mauvais traitements», prétendent les demandeurs.

Le transfert de l'élève dans une autre école de la région pour sa quatrième année n'a pas permis de régler les problèmes. La direction aurait refusé de lui offrir les services d'un orthopédagogue. Une situation conflictuelle qui aurait forcé les parents à retirer leur enfant du réseau et à instaurer la scolarisation à domicile à partir de sa sixième année.

«À partir de 2007-2008, les parents ont été incapables de s'entendre avec les représentants de la Commission scolaire pour la gestion du dossier scolaire de “Julie”, ceci a nécessité l'abandon par la mère de toute activité professionnelle afin qu'elle puisse se consacrer des années entières à l'éducation de sa fille», a soutenu Thomas A. Lavin, l'avocat des parents.

Bien qu'elle ne connaisse pas la preuve au soutien de la requête, Annie-Élizabeth Girard, avocate-civiliste, croit que de prouver la faute de la Commission scolaire ne sera pas une tâche facile.

«L'école et une commission scolaire a une obligation de moyens, pas de résultats et de réussite, a-t-elle fait savoir. Il y a aussi des phénomènes extérieurs qui pourraient venir expliquer les problèmes d'adaptation de l'enfant à son nouveau milieu.»

La cause ne sera pas entendue avant 2014.

Voici comment sont répartis les montants réclamés :

— Pour l’enfant : 150 000 $ pour dommages moraux et préjudice pédagogique, entre septembre 2004 et février 2011

— Pour la mère : 300 000 $ pour dommages moraux, perte de temps et d’opportunités professionnelles et inconvénients

— Pour le père : 50 000 $ pour dommages moraux, perte de temps et inconvénients

— Conjointement, les demandeurs réclament des dommages punitifs de l’ordre de 250 000 $

Montant total : 750 000 $

 

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