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Rapport conflit étudiant

Un appel aux de victimes de répression est lancé

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La Ligue des droits et libertés, l'Association des juristes progressistes et la CLASSE comptent produire un rapport commun sur ce qu’ils jugent être des violations de droits commises lors du conflit étudiant au printemps dernier. Ils ont lancé jeudi un appel aux personnes qui jugeraient avoir été victimes de répression de la part des policiers.

Le rapport, qui sera produit au cours de l’automne, sera ensuite présenté au nouveau gouvernement péquiste, en appui à une demande pour la tenue d’une enquête publique. Victimes ou témoins de faits troublants sont donc invités à participer à la cueillette d'information des trois organismes.

Pour la tenue d’une enquête

Les trois organisations disent avoir déjà reçu plus d'une centaine de témoignages et souhaitent par leur appel public « répertorier le plus largement possible les cas de violations de droits survenues dans plusieurs villes du Québec, notamment Québec, Sherbrooke, Gatineau, Victoriaville et Montréal ».

«Le nouveau ministre de la Sécurité publique, Stéphane Bergeron, a déclaré la semaine dernière qu'il comptait voir s'il y avait lieu de déclencher une enquête sur le travail des policiers. Sa déclaration nous est apparue bien timide en regard de la répression, souvent très brutale, dont ont été victimes les manifestants durant la grève étudiante», a dit Nicole Filion, porte-parole de la Ligue des droits et libertés, dans un communiqué publié jeudi.

«La grève étudiante a donné lieu des milliers d'arrestations, fouilles et détentions arbitraires et abusives, a affirmé la représentante du comité légal de la CLASSE, Émilie Breton-Côté. Des personnes ont été blessées gravement, d'autres ont été brutalisées, intimidées, privées de leur droit de manifester alors qu'elles ne faisaient que porter sur la place publique leur message à l'égard d'un gouvernement qui refusait de les entendre. On ne peut tourner la page sur ces violations de droits et se taire.»

Les personnes qui veulent livrer leur témoignage ont jusqu’au 15 octobre pour le faire sur les sites web de la Ligue des droits et libertés ou de la CLASSE.

 

 

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