/news/currentevents
Navigation
Commission charbonneau

Les policiers de la Ville de Montréal savaient

Les entrepreneurs en construction fréquentaient le QG de la mafia montréalaise

Les policiers de la Ville de Montréal savaient
Photo le journal de montréal, tzara maud Le maire de Montréal fait des reproches à la GRC. Pourtant, des policiers de Montréal ont pris une part active à l’opération Colisée.

Coup d'oeil sur cet article

N’en déplaise au maire de Montréal, Gérald Tremblay, les policiers de sa ville savaient depuis des années que des entrepreneurs en construction fréquentaient le quartier général de la mafia.

N’en déplaise au maire de Montréal, Gérald Tremblay, les policiers de sa ville savaient depuis des années que des entrepreneurs en construction fréquentaient le quartier général de la mafia.

Jeudi, le maire en a fait bondir plus d’un à la GRC lorsqu’il a reproché à la police fédérale, qui dirigeait l’enquête Colisée, de ne pas avoir avisé la Ville de Montréal du fait que des entrepreneurs avec lesquels elle avait de nombreux contrats fréquentaient assidûment le quartier général des Rizzuto, sur la rue Jarry.

Le maire réagissait ainsi aux vidéos diffusées devant la commission Charbonneau et sur lesquelles on peut voir plusieurs entrepreneurs se rendre au Club social Consenza.

Un entrepreneur ayant obtenu pour 57 M$ de contrats avec la Ville, entre 2006 et 2009, Nicolo Milioto de Mivela Construction y a notamment été vu à 236 reprises par les policiers.

Il agissait même comme un intermédiaire entre la mafia et les entrepreneurs, selon les enquêteurs de la commission Charbonneau.

Or, si les fameuses images ont été tournées par les enquêteurs d’une opération dirigée par la GRC, l’enquête était menée par l’UMECO, un acronyme qui signifie Unité mixte d’enquête contre le crime organisé.

Unité mixte

Qui dit mixte, dit plusieurs corps de police. Or, près d’une demi-douzaine d’enquêteurs de la police de Montréal étaient très impliqués dans le projet Colisée et au courant de la preuve qui s’accumulait. C’était également le cas pour leur officier, nous ont confié des sources.

Les enquêteurs menaient une enquête de haut niveau. Leur tâche était bien évidemment d’identifier, ou du moins, de tenter d’identifier tous les individus qui entraient dans le Club social Consenza, en particulier ceux qui se rendaient dans la pièce du fond et qui semblaient manipuler une enveloppe ou de l’argent.

« Ça nous a pris même pas deux jours pour constater qu’il y a eu un partage des contrats entre les entreprises de Tony Accurso et de Paolo Catania », a déclaré le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, à l’émission de Mario Dumont à TVA, en reprochant au maire Gérald Tremblay d’être en poste depuis 2001 et de n’avoir rien vu.

 

Commentaires