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CRIMINALITÉ | Pédophilie

Des voisins inquiétants

Trois accusés de crimes sexuels résident juste en face de l’école Adrien-Gamache

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Plusieurs parents d’enfants qui fréquentent l’école Adrien-Gamache, à Longueuil, se sont dits inquiets d’apprendre que trois hommes accusés de crimes sexuels envers des enfants habitent... tout juste en face de l’école.

La compilation effectuée par le Journal indique que près de 200 personnes ont comparu devant les tribunaux à Longueuil, au cours de la dernière année, pour répondre à des accusations de nature sexuelle. Trois d’entre elles demeuraient sur la rue Lavallée.

« Comment ça, qu’on ne sait pas ça ? », s’étonne Rita Guilbeault, une maman dont les enfants fréquentent cet établissement très achalandé.

« Ça devrait nous être dit à l’école, dit-elle. On pourrait mettre les enfants au courant des dangers. »

« Ça me stresse »

« Ça ne me rassure pas beaucoup », ajoute Geneviève, maman d’un enfant à la maternelle.

« C’est inquiétant, dit Caroline Turgeon, mère de cinq enfants, dorénavant encore plus convaincue qu’elle doit reconduire ses enfants jusqu’à l’école. Les parents de l’école devraient être au courant de ça. »

« Ça me stresse, admet Andrée Sirois, mère de trois enfants. J’aurais aimé que l’école le sache, pour que les parents soient au courant. »

Unanimement, les parents rencontrés aimeraient bien que le public, notamment les parents, puisse accéder à des informations sur les pédophiles habitant leur quartier, comme c’est le cas aux États-Unis.

Réaliser le danger

« Ça nous rassurerait, mais ça nous énerverait aussi, dit Andrée Sirois. Mais ça permettrait de mieux protéger les enfants. Ça ferait réaliser qu’il y a du danger partout. »

La police de Longueuil craint d’ailleurs ouvertement qu’un tel dévoilement crée un sentiment d’insécurité dans la population.

La commission scolaire Marie-Victorin a refusé d’accorder une entrevue au Journal, mais a indiqué ne jamais être avisée de la présence d’agresseurs habitant dans les parages.

La police admet ne pas aviser les écoles, garderies ou autres établissements du genre, dans son secteur.

Elle estime qu’il serait contraire à la loi de le faire en identifiant les individus.

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