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CRIMINALITÉ | Pédophilie

« Je ne viendrai plus ! »

Cinq accusés dans le secteur du parc Lafond

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L’analyse des données montre qu’à Montréal, pas moins de cinq agresseurs sexuels présumés habitent dans un rayon de 500 mètres du parc Lafond, dans le Vieux-Rosemont.

Le plus troublant, c’est que le parc attire bon nombre d’enfants, de garderies et camps de jour, avec sa pataugeoire et ses modules de jeux pour tout-petits.

Le secteur, très résidentiel, compte aussi quelques centres de la petite enfance (CPE) et des garderies privées.

« La pataugeoire est pleine tout l’été et toutes les garderies du coin viennent ici », indique Chantal, éducatrice au CPE Terrier magique.

« Ça m’enrage », a-t-elle simplement réagi lorsque mise au fait de la présence de ces cinq agresseurs allégués dans le voisinage.

« Je n’aime pas ne pas être au courant, dit-elle. Notre tâche, c’est de protéger les enfants. Même que ce serait l’fun d’avoir leur photo. »

« Je pense que je ne viendrai plus ! », dit Marie-Claude Barrette, stupéfaite.

Cette mère de famille opterait volontiers pour un système où les noms, adresses et photographies des agresseurs sexuels seraient publics, comme c’est le cas aux États-Unis, même si la vie privée des délinquants en prend un coup.

« Il faut plus protéger nos enfants que ce monde-là », dit Mme Barrette.

« C’est horrible, mais il y en a partout », a commenté Émilie Garneau, une jeune maman.

Pas sûr qu’elle veuille savoir qui sont les pédophiles du secteur, ni où ils habitent. Ces gens ont droit à une vie privée, dit-elle.

« De toute façon, il faut être vigilant en tout temps », dit-elle.

Mais à bien y réfléchir, les plus dangereux devraient faire l’objet d’un avis public.

« Et théoriquement, ils ne devraient pas habiter dans un quartier où il y a un parc ou des enfants », dit-elle.

Membre de la table de sécurité urbaine, le leader adjoint de Projet Montréal, Marc-André Gadoury dénonce que le poste de police de quartier, qui se trouvait tout près du parc, ait été déménagé à l’extrémité du quartier.

Malgré cela, le parc n’est pas une source d’inquiétudes pour lui, et assure que les citoyens peuvent le fréquenter sans crainte.

► Homme seul avec un appareil photo au cou, le représentant du Journal n’a pu marcher cinq minutes dans ce parc sans être observé suspicieusement et même abordé et questionné par des parents sur les raisons de sa présence sur les lieux.

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