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drÔles d’oiseaux

Pas banal pour le diuca gris des Andes

Diuca gris

drÔles d’oiseaux

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Au nord-ouest de l’Argentine se dissimule, dans une région plutôt désertique, le Parc National Los Cardones un des milieux qui, à mon avis, préserve une des plus grandes richesses naturelles, un des plus importants écosystèmes de la cordillère des Andes.

Se dissimule, est le terme parfaitement juste, car c’est en suivant une route louvoyante à plus de 3 000 mètres d’altitude que j’ai découvert cet autre joyau de notre si fragile planète.

Ce nom lui vient d’un type de cactus « le candélabre ou cardon » relativement abondant dans cette région, mais un cactus en voie d’extinction et qui doit être maintenant protégé, comme bien d’autres espèces végétales, d’une exploitation débridée.

Grande vedette de ce parc, le candélabre peut atteindre vers l’âge impressionnant de 250 à 300 ans une hauteur d’environ 3 mètres. Lors de mon passage, certains avaient enjolivé leur tête de magnifiques fleurs blanches. Comme le mentionnait le guide de succulents fruits appréciés autant par les oiseaux que les humains vont leur succéder.

Mais le plus étonnant c’était celui dont la tête, ressemblant à celle d’un chat, abritait le nid d’un petit oiseau d’une quinzaine de centimètres de long.

LE CÉLÈBRE POÈTE CHILIEN : PABLO NÉRUDA

Un petit être aux plumes gris ardoisé dont la gorge, la partie inférieure de la poitrine et de l’abdomen étaient blancs chez le mâle tandis que chez la femelle, des taches de ton cannelle étaient particulièrement jolies.

Le couple multipliait les allées et venues, le bec chargé de nourriture, car on percevait depuis l’intérieur du gîte d’interminables piaillements affamés. Était-ce par crainte de leur hôte, à la tête de félin, que toujours ou presque, un adulte assurait la surveillance de la marmaille ? Aucun de nos accompagnateurs argentins ne sut répondre, mais l’un d’eux me référa au célèbre poète chilien Pablo Néruda. Ce naturaliste humaniste dans son « Arte de Pajaros » (L’art des oiseaux) établit un inventaire tout en nuance et en poésie de ce qu’il considère comme une pouponnière des oiseaux : les Andes !

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