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Gala 10e anniversaire

Un «cœur à chœur» grandiose

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Photo Joël Lemay / Agence QMI Le Gala 10e anniversaire «Le grand choeur et ses invités» de Chanson Internationale présenté à la salle Wilfred-Pelletier.

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Le gala 10e anniversaire de Chanson internationale s’est avéré un moment inédit, voire historique, alors que 365 choristes ont ravivé les plus grands succès de cinq monuments de la chanson québécoise, en leur compagnie, samedi soir à la Place des Arts.

 

Laurence Jalbert, Paul Piché, Michel Rivard, Richard Séguin et Daniel Lavoie, entourés de cinq musiciens, d’un chef d’orchestre et d’une marée de choristes, ont offert vingt chansons, la crème de leur répertoire, dans une salle Wilfrid-Pelletier bondée, qui fût le théâtre de moments riches en émotions.

Mais d’abord, le contingent de chanteurs a ouvert la soirée avec un medley de versions magistrales de pièces en hommage à Gilles Vigneault, Jean-Pierre Ferland et Jean Ferrat, qui ont tous trois participé à un spectacle avec le Grand chœur au cours des dix dernières années.

Les centaines de voix, qui au final n’en faisaient qu’une, ont soulevé la foule du début à la fin avec leurs harmonisations parfaites, faisant du spectacle un événement, une expérience musicale à couper le souffle.

Même avec sa prestance, l’imposante chorale laisse toujours la place à l’artiste, chantant en symbiose avec ces derniers pour offrir une sonorité nouvelle, qui ajoute une touche de magie à chacune des pièces revisitées.

De grands classiques

Après avoir commencé fort avec Au nom de la raison et Tomber, la fougueuse Laurence Jalbert a cédé sa place à Paul Piché, venu présenter sa «plus vieille chanson», Y’a pas grand-chose dans le ciel à soir. Un choix «étrange» pour chanter avec une chorale, mais magnifiquement réussi.

En ayant l’air de s’amuser comme un petit fou, Piché a présenté celui qui l’a «ému toute sa vie», Daniel Lavoie. Le timide chanteur a offert Je voudrais voir New York, avant d’entreprendre une des ses chansons les plus connues, Tension attention.

C’était ensuite au tour de l’ancien Beau Dommage, Michel Rivard, de se laisser porter par la vague d’harmonies sur Rivière et Martin de la Chasse galerie. Richard Séguin et la chorale ont aussi donné une part de frissons au public avec la Journée d’Amérique, qu’il chante encore avec passion.

«C’est un honneur, un bonheur et un cadeau de jouer avec ces voix qui viennent des quatre coins de la province», a-t-il souligné avant d’entamer L’ange vagabond».

Finale festive

Michel Rivard est revenu le premier sur scène après l’entracte, avec une majestueuse version de la chanson « Je voudrais voir la mer ». L’émotion et les frissons étaient aussi au rendez-vous pour l’interprétation de la chanson Encore et encore par Laurence Jalbert, saluée avec une ovation de la part du public.

Les spectateurs ont eu droit à de nombreux moments forts dans cette deuxième partie de spectacle, où les cinq extraordinaires artistes sont montés sur scène ensemble, s’unissant ainsi pour leurs incontournables chansons, telles que Aux portes du matin, Le blues de la métropole. C’est la pièce de circonstance Gens du pays qui a conclu le spectacle en l’honneur des dix ans de Chanson internationale.

Le public a été incontestablement ravi par ces moments inoubliables. Une mention spéciale à la chorale, qui est d’une justesse déroutante.

Présenté pour deux soirs à Montréal, le spectacle a aussi été offert en août dernier à Québec.

La prochaine représentation du spectacle du Grand Chœur et de ses invités aura lieu dimanche, 30 septembre, à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.

 

 

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