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Plus payant le latex

Bianca Beauchamp laisse les bouquins et crée un site web érotique

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Après deux ans d’études à l’Université de Montréal, Bianca Beauchamp a tout lâché pour devenir la reine du fétichisme sexuel 100 % latex.

Après deux ans d’études à l’Université de Montréal, Bianca Beauchamp a tout lâché pour devenir la reine du fétichisme sexuel 100 % latex.

Alors qu’elle poursuivait sa formation académique, son site Web a provoqué une controverse importante. L’établissement scolaire n’appréciait pas son travail en parallèle.

« J’ai dû choisir entre l’enseignement ou le mannequinat. Il n’y avait pas de nudité, mais on m’a menacée d’échec. Je n’ai jamais compris. À l’époque, je ne mettais pas de cagoule. En 1998, il y avait des préjugés sur le latex. J’ai eu l’idée en achetant une robe dans un sex shop », explique la Montréalaise de 34 ans.

En abandonnant une carrière plus traditionnelle, elle a donc choisi de créer son propre produit hors norme. Elle posait pour un étudiant en photographie, qui est devenu son conjoint.

Aventure positive

« Il y avait des sites de plastique cheap, de cuir, de domination, mais pas de photographies érotiques en latex. Ça m’a obligée à réfléchir. Ils m’ont rendu service. C’est vraiment une vie que j’aime. Je n’ai aucun regret. Mon aventure est positive », dit-elle avec quatorze ans de métier.

Bianca Beauchamp a subi deux opérations chirurgicales pour que sa taille de bonnet passe à 32FF.

« Les cheveux, le nez, les dents, il n’y a pas de problème. Quand ce sont les seins, le jugement et la méchanceté existent encore. »

En 2012, Playboy n’est plus le sommet de la gloire dans le domaine du X. Les magazines sont devenus un empire sur le déclin. « Nous sommes à peu près six modèles dans le monde du fétichisme à pouvoir vivre de notre travail sans avoir une job de jour. Ça prend un site Web avec une section pour les membres. Il y a tellement de modèles. Il faut offrir quelque chose de différent par les vêtements, l’attitude, la personnalité. Si tu veux seulement faire des photos de belles filles sur la plage, il y en a des millions. »

Trop d’erreurs

Selon Bianca Beauchamp, trop de recrues commettent des erreurs importantes en voulant à tout prix lancer leur carrière.

« J’ai toujours été très sévère pour choisir avec qui je travaille. Il faut un contrôle serré sur ton image et une stratégie d’affaires, comme un entrepreneur. Il ne faut pas diffuser son image partout, n’importe comment et par n’importe qui. Il ne faut surtout pas croire que c’est facile. »

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