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Stationnement à Montréal

De plus en plus cher

Stationnement
Photo Agence QMI / Archives

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Selon la plus récente étude de Colliers International, Montréal est la deuxième ville au pays où les automobilistes dépensent le plus pour stationner leur voiture au centre-ville.

Le prix moyen pour une vignette mensuelle dans une tour à bureau est 331 $. L’édifice le plus coûteux est le 1500, rue University, qui abrite notamment le Complexe Les Ailes. Dans le souterrain de cet immeuble, un espace non réservé coûte 461 $ par mois.

Le prix moyen des espaces intérieurs au centre-ville a bondi de près de 12 % sur un an en raison de la demande de plus en plus forte et de l’offre limitée.

«Il n’y a pas eu de construction de nouvelles tours à bureau depuis 2002 au centre-ville. Présentement, la liste d’attente est de cinq mois pour mettre la main sur un espace de stationnement dans un immeuble et on n’anticipe pas d’amélioration avec la disparition des stationnements extérieurs entraînée par la construction d’édifices à condo», a expliqué Andrew Maravita, directeur général Québec chez Colliers International.

Moins coûteux à l’extérieur

Il existe toutefois d’autres alternatives. Par exemple, dans un espace extérieur géré par la Société Parc-Auto du Québec (SPAQ), pour stationner sa voiture au coin de Sherbrooke et Saint-Laurent, en plein cœur du centre-ville, il faut débourser 98,88 $ par mois.

À 10 kilomètres du centre-ville, le prix chute de près de moitié. Si on se stationne sous l’Autoroute Métropolitaine, entre St-Michel et Pie-IX, le tarif sera plutôt de 54,32 $ par mois.

«Nous sommes gestionnaires et chaque année, nous faisons des propositions aux propriétaires des stationnements. Au final, ce sont eux qui prennent la décision sur les tarifs. Je n’ai pas encore établi les prix proposés pour l’an prochain, mais je ne crois pas qu’on en arrivera à une hausse de 12 % comme dans les tours», a soutenu Jacques Dorval, président-directeur général de la SPAQ.

Une industrie profitable

À la SPAQ, les 45 000 espaces de stationnement sous gestion ont généré un chiffre d’affaires de 43 millions $ l’an dernier. En moyenne, les revenus annuels générés par chacun des espaces a donc été de 955 $.

Avec cette somme, les propriétaires d’immeubles doivent assumer les coûts d’infrastructure, les taxes municipales, les frais administratifs et les frais de sécurité dans certains cas.

À Montréal, le plus gros joueur du secteur est Vinci Park avec 87 autoparcs. De son côté, Stationnement de Montréal détient 4 % du marché du stationnement hors rue.

Cette société en commandite qui relève de la Ville de Montréal a tiré des revenus de 61,9 millions $ grâce aux parcomètres de rue et aux espaces de stationnement appartenant à la ville en 2011.

Une fois les charges payées, un montant net de 41,1 millions $ sortant directement des poches des automobilistes a pu être remis à la Ville de Montréal l’an dernier.

«Le prix mensuel pour stationner dans l’un de nos stationnements hors rue varie entre 47 et 162 $ par mois. Et, de notre côté, les augmentations sont plutôt limitées parce que les hausses sont fixées par le Comité exécutif de la Ville», a dit Pierre Lalumière, directeur des communications de Stationnement de Montréal.

Tarifs mensuels des places de stationnement non réservées au Canada par ville :

Rang Ville Tarif mensuel moyen Variation en % d'une année à l'autre

1 Calgary (Alberta) 456,75 $ 2,0

2 Montréal (Québec) 330,96 $ 11,7

3 Toronto (Ontario) 316,40 $ (-4,8)

4 Edmonton (Alberta) 295,00 $ 7,3

5 Vancouver (Colombie-Britannique). 277,82 $ (-3,5)

6 Ottawa (Ontario) 225,00 $ 2,3

7 Victoria (Colombie-Britannique) 184,80 $ 0,0

8 Regina (Saskatchewan) 182,50 $ 8,3

9 Halifax (Nouvelle-Écosse) 181,60 $ 4,8

10 Winnipeg (Manitoba) 159,86 $ 5,0

11 Saskatoon (Saskatchewan) 157,50 $ 0,0

12 Région de Waterloo 132,49 $ 3,3

MOYENNE NATIONALE AU CANADA 241,72 $ 2,7

Source : Colliers International. Les données ont été recueillies en juin. Elles incluent les taxes.

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