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Mafia Montréalaise

Vito Rizzuto reviendra en milieu hostile

De retour à Montréal en fin de semaine

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Après huit ans d’absence, Vito Rizzuto reviendra à Montréal en fin de semaine prochaine. Alors que son clan trônait tout en haut de la pyramide criminelle de la métropole avant son départ, les colonnes du temple sicilien sont passablement effritées aujourd’hui. Le parrain déchu a perdu sa garde rapprochée. Des alliés d’autrefois ont visiblement changé d’allégeance. La tâche ne sera pas facile pour Vito Rizzuto s’il veut reprendre sa place. Le Journal a dressé, à l'aide de documents présentés devant les tribunaux et de sources confidentielles, un court portrait des acteurs qui occupent actuellement une place dans la mosaïque du crime organisé au Québec.

Les alliés

Francesco Arcadi

Ce Calabrais a succédé à Vito Rizzuto en tant que responsable des affaires courantes du clan lorsque le parrain a été arrêté en 2004, et il est demeuré en poste jusqu’à l’opération Colisée en 2006.
Il est toujours, assurément, un partisan du parrain déchu.

Le hic, c’est que l’inverse est moins sûr. Arcadi, et les autres chefs du clan qui ont dirigé les affaires durant la détention de Vito Rizzuto, auraient fait énormément de mécontents selon la police et sont montrés du doigt comme étant ceux par qui tous les malheurs des Siciliens, et de la mafia en général, sont arrivés.

Pour le moment, le Calabrais, qui purge une peine de 15 ans en prison, doit plutôt être considéré comme étant isolé.

Rocco Sollecito

Très discret, Rocco Sollecito, 64 ans était membre du comité de direction du clan des Siciliens et s’occupait des dossiers de construction. Condamné à huit ans de prison à la suite de l’opération Colisée, il a obtenu sa libération conditionnelle l’été 2011.

Il a commencé sa libération en passant la majeure partie de son temps dans sa résidence de Laval, protégée par des caméras. Mais en juin dernier, des policiers l’ont vu en compagnie d’individus ayant des antécédents criminels dans un bar et sa libération conditionnelle a été révoquée. Il est toujours en prison depuis.

Selon des gens du milieu, des membres de sa famille auraient été vus ici et là ces derniers mois, frayant avec des individus liés à la mafia.

Sollecito obtiendra sa libération totale le 12 octobre, six jours après la sortie de prison de son ancien patron, Vito Rizzuto, dont il est un fidèle «à la vie, à la mort», nous ont dit des sources policières.

Les Hells et Gregory Woolley

Le 2 septembre dernier, le soldat des Hells Angels Gregory Woolley a été vu arrivant au salon funéraire où était exposé le motard Gaétan Comeau à bord de la luxueuse voiture d’un proche du clan des Siciliens qui était au volant, ont confié au Journal plusieurs policiers.

Cette image ne vaut peut-être pas 1 000 mots, mais apporte de l’eau au moulin de l’une des théories de la police voulant que ce soit en vue d’un retour de Vito Rizzuto que Woolley aurait entrepris d’unifier sous son aile les principaux gangs de rue et «original gangsters» de Montréal.

Gregory Woolley est un ancien membre des Rockers, un défunt club école des Hells Angels, et parraine les Syndicate, un gang de rue qui en mène large dans les bars du centre-ville, en particulier ceux de la rue Saint-Laurent depuis plus d’un an.

Selon nos sources, Woolley et Vito Rizzuto se seraient connus alors qu’ils ont été emprisonnés dans le même pénitencier au milieu des années 2000, avant que le parrain ne soit extradé.

Liborio «Poncho» Cuntrera

Liborio «Poncho» Cuntrera, fils d’Agostino Cuntrera tué devant son entreprise de Saint-Léonard en juin 2010, pourrait représenter un atout pour Vito Rizzuto, selon des sources policières.

Même si son nom ne sort pas souvent dans les médias, Poncho Cuntrera serait encore actif. Du moins, il l’aurait été jusqu’à tout récemment.

Son nom apparaît en effet dans un mandat de perquisition de l’opération Alkali, qui a mené en décembre 2010 au démantèlement d’un réseau de vendeurs de stupéfiants qui s’approvisionnaient dans des cafés italiens du nord-est de la métropole.

Cette opération menée par la Division du crime organisé de la police de Montréal et dans laquelle des membres du clan Marabella ont été arrêtés ou visés, était destinée à mettre fin à la vague d’incendies criminels contre les cafés italiens.

Liborio Cuntrera n’a été ni arrêté ni accusé dans cette affaire.
 

Les alliés de l’ombre

D’importantes et riches familles, certaines très proches du clan, d’autres moins, ont toujours été loyales aux Rizzuto tout au long de leur règne, durant 30 ans. Le parrain déchu pourra assurément compter sur leur appui à son retour. Ces personnes, dont les noms font rarement les manchettes, seront certainement parmi ses alliés les plus puissants.

 

Les dissidents

Raynald Desjardins

L’homme d’affaires est, selon la police, l’un des acteurs les plus importants du crime organisé au Québec.

Selon plusieurs sources policières concordantes, Raynald Desjardins aurait, avec d’autres individus, dont Salvatore Montagna, Vittorio Mirarchi et Domenico Arcuri, joué un rôle clé dans la lutte d’influence et de pouvoir qui a mené à la chute des Siciliens en 2010.

Mais un conflit aurait éclaté entre Desjardins et Montagna au printemps 2011, faisant voler en éclat cette alliance, toujours selon la police.

Des sources nous ont indiqué que Desjardins et Vito Rizzuto ne se parlent plus depuis des années et que l’homme d’affaires en veut aux Siciliens qui auraient donné le feu vert à l’assassinat de son ami, le trafiquant de drogue et directeur syndical Giovanni «Johnny» Bertolo, en 2005.

Mais puisque dans la mafia, rien n’est jamais blanc ou noir, d’autres sources policières et du milieu disent avoir de la difficulté à croire que Desjardins ne serait plus fidèle à Vito Rizzuto.

Vittorio Mirarchi

La police du Québec commence à peine à mesurer l’importance de ce jeune Calabrais qui a des liens étroits avec l’une des plus importantes familles mafieuses de l’Ontario.

Des sources ont indiqué au Journal que Mirarchi est très proche de Raynald Desjardins et que ce dernier l’élève pratiquement comme si c’était son fils.

D’autres sources placent même Desjardins et Mirarchi pratiquement nez à nez quant à la place et l’importance tenues par les deux hommes sur l’échiquier du crime organisé au Québec.

Tout comme Raynald Desjardins, Mirarchi est accusé du meurtre de l’aspirant-parrain Salvatore Montagna et pour le défendre, il a choisi un réputé avocat torontois, Me Edward Greenspan.
Mirarchi, qui aurait beaucoup d’argent et serait impliqué dans des entreprises légitimes, a déjà été soupçonné par la police d’avoir fait partie d’une organisation qui importait des centaines de kilos de cocaïne chaque mois au début des années 2000.

Domenico Arcuri

Le nom de cet homme d’affaires et entrepreneur en construction est sur toutes les lèvres dans les cafés italiens de la métropole depuis des mois.

Selon plusieurs sources de tous les milieux, Domenico Arcuri serait introuvable depuis des mois, alors que des incendies criminels sont allumés ou des cocktails Molotov sont lancés à répétition sur les bâtiments abritant des compagnies légitimes dans lesquelles il est impliqué, dont l’entreprise familiale Ital Gelati.

Selon nos sources, même si les Arcuri ont aidé les Rizzuto à prendre le pouvoir il y a 30 ans, les relations ont souvent été houleuses entre les deux familles.

Arcuri serait un ami d’enfance de Raynald Desjardins avec lequel il a été associé dans la société Carboneutre.

De l’autre côté, selon la police, c’est lui qui aurait introduit Salvatore Montagna dans le cercle fermé de la mafia montréalaise après l’arrivée de ce dernier dans la métropole en 2009.

On a appris récemment à la commission Charbonneau qu’Arcuri s’est rendu à 45 reprises au quartier général des Siciliens, le Consenza, entre 2004 et 2006.

Giuseppe «Ponytail» De Vito

Récemment condamné à 15 ans de prison pour une affaire de complot pour importation de stupéfiants qui a mal tourné mise au jour durant l’enquête Colisée, De Vito est détenu en isolement, car un contrat aurait été mis sur sa tête.

Il conteste cette situation en cour et selon un mandat de la police accompagnant sa requête, De Vito serait officiellement dissocié du clan Rizzuto et dirigerait son propre clan. Le mandat indique également que De Vito «compromettrait la sécurité de membres du clan Rizzuto».

Selon nos sources, après s’être associé à certains acteurs importants de la mafia ces dernières années, De Vito aurait pris ses distances depuis peu et serait actuellement indépendant et isolé.
Ponytail, surnommé ainsi pour ses longs cheveux attachés en queue de cheval, déteste ceux qui ont pris la relève de Vito Rizzuto après l’emprisonnement de ce dernier en 2004.

Il est particulièrement en colère depuis les meurtres de ses deux filles dont son ancienne conjointe est accusée.

Le drame est survenu durant sa longue cavale qui a suivi l’opération Colisée, et il tient responsables ceux qui l’ont floué dans l’affaire du complot d’importation de cocaïne pour laquelle il a été condamné.

Antonio Magi

Arrêté avec des gardes du corps armés à bord de son Yukon Denali blindé en septembre 2010, Antonio Magi porte toujours une veste pare-balles et continue aujourd’hui de se déplacer flanqué d’escortes qui veillent sur sa protection.

Magi, qui avait un pistolet Smith and Wesson de calibre .45 dans sa table de nuit, a plaidé coupable à une infraction réduite et a reçu une absolution inconditionnelle.

Même si l’entrepreneur n’a pas d’antécédent criminel, la police croit «qu’il est lié de près» à certains des événements qui ont secoué la mafia ces dernières années.

Magi était un associé du fils aîné de Vito Rizzuto, Nick Jr, qui a été assassiné à deux pas de ses bureaux, sur la rue Upper Lachine, le 28 décembre 2009.

En février 2011, un homme a tiré, vraisemblablement à blanc, en direction de sa femme, visiblement en guise de message.

En 2008, Magi a été victime d’une tentative de meurtre qui lui a laissé des séquelles physiques. Depuis, il en veut à ceux qui ont fait le coup.

En 2005, il a été victime d’un enlèvement et a réussi à prendre la fuite.

Ducarme Joseph

Au fil des ans, les policiers ont avisé à plusieurs reprises ce redoutable chef de gang que sa vie était menacée.

Ducarme Joseph, un adepte du vaudou qui se dit à l’abri des balles, a échappé de justesse à un spectaculaire attentat qui a fait deux morts dans sa boutique du Vieux-Montréal, le 18 mars 2010.
La police pense que cette attaque est reliée au meurtre de Nick Rizzuto Jr commis trois mois plus tôt.
Ducarme Joseph a été arrêté le lendemain de cet attentat pour une affaire de bris de conditions et de possession de silencieux alors qu’il sortait des bureaux de l’entrepreneur Antonio Magi.

Selon la police, Joseph et son cousin récemment assassiné, Lamartine Sévère Paul, travaillaient pour Magi. Leur mission aurait été de collecter les gens, à qui l’entrepreneur avait consenti des prêts.

La police n’exclut pas que le groupe de Ducarme Joseph soit mêlé au meurtre de Federico Del Peschio, un ami de Vito et de Nicolo Rizzuto père, tué en août 2009, alors qu’il arrivait à son restaurant, La Cantina, sur la rue St-Laurent.


Les incertains

Antonio Pietrantonio

Cet «homme d’honneur», surnommé Tony Suzuki parce qu’il a déjà été propriétaire d’un concessionnaire automobile, a été atteint de balles alors qu’il sortait d’un restaurant de la rue Jarry en décembre 2011 et a miraculeusement survécu.

Selon la police, c’est parce que Pietrantonio, et son bras droit, Lorenzo Lo Presti, se seraient rangés du côté de Salvatore Montagna, cet aspirant-parrain assassiné à Charlemagne le 24 novembre 2011, qu’on aurait tenté de le tuer.

Or, d’autres sources policières et proches du milieu, toutes aussi crédibles croient, au contraire, que Tony Suzuki est encore très loyal au clan Rizzuto.

Lors de l’assassinat d’Agostino Cuntrera devant l’entreprise de ce dernier dans le quartier Saint-Léonard, en juillet 2011, Antonio Pietrantonio a été l’un des premiers à se présenter sur place.

Alors que des gens souhaitaient lui démontrer des marques de respect, il les a repoussés poliment, vraisemblablement pour ne pas qu’ils soient remarqués par les policiers qui étaient très nombreux, nous ont confié nos sources.

Joe Di Maulo

Selon la police, Di Maulo, qui est le beau-frère de Raynald Desjardins, aurait joué un rôle actif avec ce dernier, Mirarchi, Arcuri et Montagna dans la lutte d’influence qui secoue la mafia depuis 2009.
Mais Joe Di Maulo, qui roule sa bosse depuis l’époque des Cotroni, dont il était un allié, a vu neiger.

Il pourrait être très difficile pour la police de prouver ses prétentions.

L’homme, qui est de la «vieille génération pour qui le mot honneur a encore un sens», est très respecté dans le milieu pour lequel il pourrait jouer le rôle d’arbitre.

Antonio Mucci

Des sources ont indiqué au Journal que le Calabrais aurait subi d’intenses pressions et même des menaces pour se joindre à ceux qui ont pris les commandes de la mafia après la chute des Rizzuto, et qu’il aurait fini par retourner sa veste.

Mais d’autres, au contraire, affirment que Tony Mucci est de la vieille garde et n’est surtout pas le type d’homme à trahir ses anciens patrons.

Il semble toutefois que Mucci ait pris du recul et se retrouverait isolé depuis les derniers mois, nous a-t-on dit.

La raison principale ne serait pas la lutte de clans au sein de la mafia, mais plutôt ces allégations qui circulent voulant qu’il aurait refusé d’acheter la fameuse liste des sources du SPVM qu’aurait tenté de lui vendre l’an dernier le policier retraité Ian Davidson qui s’est enlevé la vie au cours de cette dramatique saga.

Cette affaire fait encore beaucoup jaser dans les cafés italiens.

En août 2010, Tony Mucci craignait vraisemblablement pour sa vie, lui qui a été arrêté à bord d’un VUS blindé, en compagnie de gardes du corps présumément armés. Il doit subir un procès pour cette affaire l’an prochain.

Les policiers ont démantelé un réseau de trafiquants de cocaïne présumément lié à Tony Mucci à Montréal il y a quelques mois. Il n’a été ni arrêté ni accusé.

Selon la police, le mafioso, qui a des liens étroits avec plusieurs cellules criminelles de différentes origines ethniques, est encore un acteur important du crime organisé à Montréal.

Moreno Gallo

Le Calabrais, qui a fait l’erreur de ne jamais demander sa citoyenneté canadienne, a été expulsé vers l’Italie pour grande criminalité en janvier dernier.

Il semble toutefois que Moreno Gallo soit revenu vers le continent nord-américain selon nos informations.

Des sources policières ont indiqué au Journal que le Calabrais se serait rallié à l’un des clans qui ont pris la tête de la mafia en 2011, après la chute des Rizzuto, et que pour cette raison, des membres de sa famille feraient l’objet de menaces.

Mais d’autres disent au contraire que Moreno Gallo, qui a déjà été pressenti pour succéder à Vito Rizzuto après l’emprisonnement de ce dernier en 2004, et qui a toujours été un arbitre très respecté dans le milieu criminel, n’est pas le genre à trahir lui non plus. Tout comme son ancien bras droit, Tony Mucci.

Aux dernières nouvelles, Moreno Gallo contestait toujours son expulsion. Après avoir essuyé des refus devant la cour fédérale, il s’est adressé directement au ministre de l’Immigration.

Sergio Piccirilli

Sergio Piccirilli, dont l’un des grands amis est l’influent Hells Angels Salvatore Cazzetta, a toujours été étiquetté par la police comme un individu davantage lié aux motards plutôt qu’à la mafia.

Mais c’est le rôle joué par ce Calabrais et la détermination presque suicidaire dont il a fait preuve dans un conflit qui a failli dégénérer en guerre ouverte entre la famille D’Amico de Granby et le clan Rizzuto au milieu des années 2000 qui a amené les enquêteurs à s’intéresser à lui.

C’est clair dans la preuve du projet Colisée : Piccirilli ne pouvait sentir ceux qui ont pris la relève de Vito Rizzuto à la suite de l’emprisonnement de ce dernier en 2004.

Outre les motards, l’homme a également de forts appuis auprès de familles mafieuses de l’Ontario. Il a été aperçu au moment d’une rencontre avec les fils de Paolo Violi, Dominic et Giuseppe, en février 2006 à Hamilton, selon la preuve du projet Colisée.

Il aurait déjà agi comme tueur à gages pour les Siciliens, mais se serait brouillé avec eux parce qu’il aurait refusé de tuer une femme et son enfant, selon les mêmes documents.

Piccirilli aurait été avisé dernièrement par les policiers que sa vie était menacée.

Il est en attente d’un deuxième procès pour son rôle présumément joué dans un réseau de trafiquants de stupéfiants et d’armes démantelé par la GRC en 2006 dans un projet baptisé Cléopâtre.
 

Les influents

Andrea Scoppa, Antonio Volpato et Antonio Vanelli

Voilà des noms que l’on entend rarement dans les médias, mais qui résonnent régulièrement aux tables mal éclairées des cafés italiens.

Andrea «Andrew» Scoppa, un homme d’honneur indépendant qui a toujours mené tranquillement ses affaires dans des territoires bien définis, aurait une influence et un poids qui pourraient faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre en cas du retour du parrain déchu, nous ont confié nos sources.

Selon elles, ce serait également le cas pour deux autres hommes d’honneur, les vieux routiers Antonio Volpato et Antonio Vanelli, des Calabrais très proches de Joe Di Maulo qui seraient encore régulièrement consultés et auraient encore beaucoup d’influence.

 

Sur la touche

Francesco Del Balso et Lorenzo Giordano

Les deux lieutenants de Francesco Arcadi ont le malheur d’avoir fait partie d’une cellule du clan Rizzuto qui a fait beaucoup de mécontents au sein de la mafia et d’avoir attiré les projecteurs des enquêteurs de l’opération Colisée.

Pour cette raison, Del Balso et Giordano pourraient être mis à l’index par le milieu, du moins temporairement, selon des policiers spécialistes de la mafia.

Mais le milieu se souviendra peut-être qu’ils ont «pris la rondelle» pour leurs chefs en plaidant coupables et écopant des peines les plus importantes.

Reste que cela a été en vain, en partie du moins, car deux des chefs pour lesquels ils se sont sacrifiés, Nicolo Rizzuto et Paolo Renda, sont mort et disparu aujourd’hui.

Pour le moment, les deux hommes condamnés à 15 ans de prison n’ont pas à se positionner et écoulent tranquillement leur sentence dans leur pénitencier où ils se sont bien adaptés.

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