/news/currentevents
Navigation
Mafia Montréalaise

L’histoire­ se répète

Retour de Vito Rizzuto

Coup d'oeil sur cet article

La chute des Rizzuto est calquée sur celle des Cotroni-Violi survenue il y a 30 ans

Que ce soit le contexte, les dommages causés par les enquêtes policières ou la façon dont certains meurtres ont été commis, la chute des Rizzuto a beaucoup de points en commun avec celle du clan Cotroni-Violi, survenue il y a plus de 30 ans.

Tellement qu’une vengeance des Calabrais tassés par les Rizzuto à l’époque fait toujours partie des hypothèses retenues par la police pour expliquer les meurtres et enlèvements des principaux ténors des Siciliens commis en 2010.

Comme pour les Rizzuto, dont les problèmes ont commencé avec l’emprisonnement de Vito en 2004, les choses ont commencé à mal aller pour les Calabrais lorsque Santo Cotroni, alias Frank, a été condamné en 1975 et que Paolo Violi a pris la relève.

Des QG espionnés

Son arrivée a fait des mécontents au sein de la mafia, à commencer par Nicolo Rizzuto avec qui il était en conflit et qui a dû s’exiler au Venezuela parce qu’un contrat avait été mis sur sa tête.
Au milieu des années 70, la police a fiché des micros dans le quartier général de Paolo Violi, le Reggio Bar sur la rue Jean-Talon, comme le feront exactement 30 ans plus tard les enquêteurs du Projet Colisée au Consenza, quartier général des Siciliens sur la rue Jarry.

Les enregistrements captés dans le bar-­crèmerie de Paolo Violi ont été déposés à la Commission d’enquête sur le crime organisé (CECO). Cela lui a fait énormément de tort. Il a refusé de témoigner et a été condamné à un an de prison.

Les meurtres

Les images et les conversations captées au Consenza ont à leur tour commencé à être ­exposées devant la commission Charbonneau la semaine dernière. Personne n’est encore ­capable de mesurer l’impact que cela aura pour la mafia.

Le 22 janvier 78, Paolo Violi jouait aux cartes avec trois autres personnes dans son quartier général lorsque deux hommes se sont approchés par-derrière et ont déchargé sur lui un fusil Lupara. Le Lupara est un fusil à canon double traditionnellement utilisé dans les règlements de compte de la mafia sicilienne.
La police dresse un certain parallèle entre ce meurtre et celui d’Agostino Cuntrera. Le 29 juin 2010, le «Seigneur de Saint-Léonard» et son garde du corps ont été tués par balles communément appelées slug, tirées avec un fusil de calibre 12.

Le 10 novembre 2010, le vieux parrain, Nicolo Rizzuto, a été tué d’une balle dans sa cuisine, sous les yeux de sa femme et de sa fille, exactement comme l’un des frères de Paolo Violi, Rocco, en octobre 1980. Des similitudes troublantes.

Commentaires