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Entre ciel et terre

Entre ciel et terre
Photo d'archives Les meilleures matchs d’Anthony Calvillo sont survenus lorsque les porteurs ont touché le ballon à plus de 20 reprises.

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Lorsque les feuilles des arbres changent de couleurs, cela signifie deux choses : l’automne est bel et bien arrivé et les ­éliminatoires de la LCF approchent.

Lorsque les feuilles des arbres changent de couleurs, cela signifie deux choses : l’automne est bel et bien arrivé et les ­éliminatoires de la LCF approchent.

C’est donc dire qu’il reste cinq matchs aux Alouettes pour régler leur principal problème : leur manque de constance.

Demain, les Alouettes recevront les Blue Bombers, une formation qu’ils ont battue à deux reprises cette saison.

En revisitant ces matchs, une piste de ­solution pouvant régler ce problème de constance m’a sauté aux yeux.

Plus les porteurs de ballon sont impliqués dans la rencontre, plus la troupe de Marc Trestman est difficile à battre.

Le 6 juillet, les Montréalais ont eu le ­dessus 41 à 30 sur Winnipeg. Dans cette ­rencontre, Brandon Whitaker a touché le ­ballon à 27 reprises, franchissant 235 verges et ­inscrivant 3 touchés.

Même Patrick Lavoie avait contribué avec 35 verges de gain par la passe et 1 touché.

Le 3 août, dans la ­capitale manitobaine, les Alouettes l’ont ­emporté 36 à 26.

Whitaker avait mis la main 24 fois sur le ballon pour des gains de 179 verges. Lavoie avait contribué pour 28 verges aériennes.

Autres preuves

Quarante-et-un et 36 points : il s’agit de deux des trois plus hauts pointages des Alouettes cette saison.

Pour les curieux, le deuxième rang revient aux 38 points inscrits à Edmonton, le 17 août.

Ce soir-là, à son premier match, Victor Anderson avait touché au ballon 21 fois pour des gains de 134 verges et 1 touché.

Encore une fois, ma théorie fonctionne. Au cours de ces trois matchs, le porteur a touché au ballon à plus de 20 occasions.

Je suis de la vieille école. J’ai toujours soutenu que le jeu au sol n’enlève rien à l’attaque aérienne. Il la rend même plus ­explosive et dangereuse.

Ces trois rencontres viennent renforcer cette autre hypothèse. Même si les porteurs furent très impliqués, cela n’a pas empêché Anthony Calvillo de lancer le ballon sur, respectivement 443 verges (dont des passes de 49, 29, 28 et 20 verges), 327 verges (dont 62, 37, 30 et 21 verges) et 368 verges (dont des relais de 71, 60, 41, 28 et 28 verges).

Des chiffres qui parlent d’eux-mêmes et qui font la démonstration que les jeux au sol préparent souvent les gros jeux aériens.

À l’inverse

Pour le plaisir de poursuivre mon ­enquête, j’ai relevé les deux pires ­performances des Alouettes : à Calgary et Vancouver, où ils n’avaient marqué que 10 points.

Dans l’un de ces matchs, Whitaker a ­touché au ballon seulement 12 fois. Au cours de la même rencontre, Calvillo n’avait distribué le ballon que sur 152 verges. À l’autre occasion,Whitaker a touché le ballon à 14 reprises, pendant que Calvillo ne le lançait que sur 174 verges.

Une autre preuve que, lorsque les porteurs sont occupés, l’attaque aérienne débloque.

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