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« C’est du cas par cas »

Justice
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En cette journée internationale contre la peine de mort, même si Amnistie internationale demande le rapatriement des cinq Canadiens condamnés à mort à l’étranger et déplore la passivité du gouvernement canadien, rien n’oblige l’État à ­répondre à cette demande.

«Rapatrier un citoyen canadien, c’est la prérogative du gouvernement, ce n’est pas une obligation. De la même manière, rien n’oblige un gouvernement à renvoyer un prisonnier dans son pays d’origine», explique Jad-Patrick Barsoum, vice-président du Jeune Barreau du Québec.

S’il n’existe pas d’entente ­diplomatique entre les pays concernés et si le pays qui condamne n’a pas signé de conventions internationales, il n’y a pas de question à se poser : «C’est du cas par cas», souligne Me Barsoum.

Volonté politique

Rapatrier des Canadiens lorsqu’ils sont condamnés à mort dépend d’une volonté politique d’un gouvernement particulier, répond lui aussi Alexandre Pelletier-Audet, doctorant historien spécialiste de la condamnation à mort au Québec.

«Les gens qui ont fait un crime à l’étranger, on a tendance à s’en laver les mains», estime celui qui a étudié les bourreaux au Québec.

«La peine de mort a été abolie alors que la majorité de la population était en accord», ­indique M. Pelletier-Audet.

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