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Les éditions JCL

Ils fêtent ses 35 ans

Jean-Claude Larouche
Agence QMI Jean-Claude Larouche

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SAGUENAY – Jean-Claude Larouche en a fait du chemin depuis la publication de son roman Alexis le Trotteur  en 1971. C’est une réédition, six ans plus tard, qui l’a mené, malgré lui, à devenir éditeur, un métier qui le passionne depuis 35 ans déjà.

Plus de 8 millions de livres plus tard – publiés au Québec, en France, en Allemagne, en Ukraine, en Russie et bientôt au Japon –, Les Éditions JCL jouissent d’une notoriété dépassant largement les frontières du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

«C’est lorsque j’ai racheté mes droits et que j’ai publié mon roman sans maison d’édition, en 1977, que tout a déboulé, a-t-il raconté. En inscrivant ma propre adresse dans mon livre, étant donné que je n’avais pas d’éditeur, j’ai commencé à recevoir des manuscrits à la maison.»

Aimant la lecture, M. Larouche s’est intéressé aux documents reçus et a commencé de fil en aiguille sa carrière d’éditeur.

Patience et travail

Si, au départ, Jean-Claude Larouche travaillait seul dans son sous-sol à Saint-Nazaire, près d’Alma, aujourd’hui la maison d’édition basée dans l’arrondissement de Chicoutimi, à Saguenay, compte cinq employés à temps complet et quelques pigistes.

Tout cela ne s’est pas bâti en seulement quelques jours. L’éditeur confie qu’il lui a fallu beaucoup de temps et de patience pour parvenir où il est 35 ans plus tard.
«C’est un long processus, a-t-il dit. Il faut se faire une banque de livres actifs, qui continuent de se vendre année après année. Aujourd’hui, nous en avons 100, mais il a fallu qu’ils soient écrits et découverts par notre maison, peu à peu. Par exemple, notre premier “best-seller” a été notre 25e livre publié.» En fait, Jean-Claude Larouche résume son travail ainsi : « ’est facile de devenir éditeur, mais c’est difficile de le demeurer».

Se démarquer

Il existe peut-être 160 maisons d’édition au Québec, mais bien peu arrivent à se tailler une place d’importance sur le marché et encore moins à l’étranger.
«Mon père ne s’appelle pas Gallimard, a dit l’éditeur à la blague. Je suis parti de zéro. Il a fallu se démarquer. »

Parmi les quelque 400 manuscrits reçus chaque année, une vingtaine seulement est publiée chez JCL. «Nous procédons avec une grille d’évaluation que nous annotons et retournons aux auteurs. Bien peu d’éditeurs donnent des explications lorsqu’ils refusent un manuscrit. On s’est fait connaître auprès des auteurs comme cela», a-t-il dit.

Au fil des ans, la maison d’édition s’est spécialisée dans les romans de type témoignage et les romans dits populaires.


 

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