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L’école anti-intégration

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Le ministère de l’Éducation dépense environ deux millions de dollars par année pour enseigner aux enfants de l’immigration leur langue... maternelle.

Le ministère de l’Éducation dépense environ deux millions de dollars par année pour enseigner aux enfants de l’immigration leur langue... maternelle.

Le programme d’enseignement des langues d’origine (PELO) a été créé par le PQ en 1978, sans doute pour dorer la pilule de la loi 101. Aujourd’hui, 23 langues sont enseignées dans une centaine d’écoles publiques, dont l’ourdou, le créole, le turc, le vietnamien, l’algonquin, etc. Sept commissions scolaires y participent, jusqu’en Abitibi. En 2008, 6 832 enfants étaient inscrits à ces cours qui sont ouverts à tous.

À raison de 150 minutes par semaine, les enfants se familiarisent avec la langue et la culture de leur pays d’origine, de la maternelle à la sixième année. Les experts croient que les enfants qui ont une bonne connaissance de leur langue d’origine ont plus de facilité à apprendre le français et à s’intégrer.

L’arabe, la plus populaire

En raison de l’immigration maghrébine au Québec, c’est l’arabe qui est le plus souvent enseigné dans les écoles francophones.

Je n’ai rien contre cette langue, mais je m’explique mal comment des cours d’arabe donnés à des enfants qui parlent le français, car ils sont d’Afrique du Nord, aident ces mêmes enfants à apprendre le français. Vous me suivez?

Si je comprends bien le système, les élèves des écoles anglophones étudient leur langue maternelle pour apprendre l’anglais ET le français. Me semble que c’est beaucoup pour un p’tit pit du primaire.

Deux millions, c’est peu. Mais est-ce le rôle de l’école publique d’enseigner les langues maternelles? N’est-ce pas là une responsabilité familiale et communautaire? Quel message cela envoie-t-il aux immigrants? Beaucoup de parents refusent d’inscrire leurs enfants au PELO, de crainte de retarder leur intégration.

Écoles ethno-religieuses

Les écoles privées ethno-religieuses, en grande partie juives et musulmanes, se partagent plus de 40 millions de dollars en subventions. Environ 10% cent du budget total alloué aux écoles privées.

L’école musulmane Dar al-Iman, liée à la Muslim Association of Canada de Toronto (MAC) a reçu 830 957 $ en 2011. Or, la MAC est la courroie de transmission pour l’idéologie des Frères musulmans au Canada. C’est écrit noir sur blanc sur leur site.

L’école, qui dit mettre l’accent sur les valeurs communes, utilise néanmoins du matériel scolaire et des programmes de formation fournis par la MAC, en plus du cursus québécois.

Le directeur de l’école, Lazhar Aissaou, a siégé au conseil d’administration de la MAC jusqu’en 2011. La bâtisse et le terrain appartiennent à la MAC.

Nous payons pour entretenir le bien d’autrui

Pourquoi viser une école musulmane? J’aurais pu parler des écoles hassidiques qui ne devraient pas être subventionnées non plus. Mais il y a une différence.

Questionné en 2011 sur les ambitions des Frères musulmans au Québec, le directeur de l’école a répondu : “... ce qu’on dit à nos membres, commencez par être de bons musulmans, vous et votre famille. Comme la société est formée d’un ensemble de familles, la société va devenir musulmane.”

Moi qui croyais que la société québécoise voulait devenir laïque.

Qu’entend faire le gouvernement avec ces cours de langues maternelles dans les écoles publiques et le financement public d’écoles ghetto? Mystère.

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