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La Sagouine

On célèbre les 40 ans de la sagouine au rideau vert

On célèbre les 40 ans de la sagouine au rideau vert
photo d’Archives

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Le Théâtre du Rideau Vert a voulu offrir un spectacle anniversaire à l’occasion des 40 ans de La Sagouine. Le personnage, qui a été créé en octobre 1972, est toujours présent dans l’imaginaire collectif représentant certaines femmes d’Acadie.

Le Théâtre du Rideau Vert a voulu offrir un spectacle anniversaire à l’occasion des 40 ans de La Sagouine. Le personnage, qui a été créé en octobre 1972, est toujours présent dans l’imaginaire collectif représentant certaines femmes d’Acadie. Ce sera Viola Léger qui quittera sa province natale, le temps de quelques représentations, pour venir sur les planches incarner ce personnage mythique, symbole de l’identité acadienne qu’elle a interprété 2 000 fois en français et en anglais, à travers le pays ainsi qu’aux États-Unis et en Europe.

La femme d’un pêcheur originaire de Bouctouche, un petit village acadien au Nouveau-Brunswick, qui ne sait ni lire ni écrire et qui lave des planchers n’est pas la caricature d’une seule personne, comme plusieurs l’ont cru. Bien que l’on parle souvent d’une Sarah Cormier, une dame qu’Antonine Maillet aurait côtoyée, La Sagouine est plutôt la représentation de plusieurs femmes de Bouctouche que l’auteure Antonine Maillet a créée afin de donner vie à La Sagouine.

Antonine Maillet est catégorique. «La Sagouine n’a pas perdu sa vivacité d’esprit. Au contraire, elle est maintenant plus mature, plus subtile et elle a gagné en assurance au fil des années», précise l’auteure, Antonine Maillet.

Pourtant, Viola Léger qui interprète La Sagouine dans les deux langues a 82 ans. «Elle porte ce personnage depuis 40 ans. Inévitablement, elle maîtrise son personnage mieux qu’auparavant. Elle dépense énormément d’énergie sur scène et elle devient une sagouine, une femme complètement transformée.»

La résilience d’un peuple

C’est tout de suite après avoir quitté son village natal Bouctouche, pour venir s’installer à Montréal, que l’auteure Antonine Maillet s’est assisse pour écrire La Sagouine, alors qu’elle avait 40 ans. C'est principalement l'histoire et le folklore de l'Acadie qui l'inspirent.

«Pour écrire sur un sujet, il faut un certain recul. Alors que j’étais nouvellement installée à Montréal, j’avais le recul nécessaire pour écrire sur ses femmes courageuses», raconte l’auteure. Bien que la Sagouine ne soit pas instruite, elle a l’esprit vif et elle est apte à nous livrer les hauts et les bas de la vie des femmes de son village acadien.

Plusieurs monologues

La pièce La Sagouine compte au total 16 monologues. «Quatre d’entre eux seront présentés dans le spectacle anniversaire au Théâtre du Rideau Vert», souligne Antonine Maillet.

Elle est tantôt la fille d'un pêcheur de morue pour ensuite devenir la femme d'un pêcheur d'huîtres et d'éperlans. Ses monologues souvent aussi drôles que tragiques ne laissent personne indifférent. Elle représente la classe populaire acadienne portant surtout un regard avisé sur les gens de son village natal. «Le langage de la Sagouine, n’est pas du joual. Il s’agit du chiac, la langue locale», fait remarquer Antonine Maillet.

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