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La recette anti-Calvillo

Calvillo
photo d’archives La couverture des receveurs des Alouettes étant plus serrée depuis quelques matchs, Anthony Calvillo doit patienter plus longtemps avant de lancer le ballon. Résultat, il est parfois rejoint avant de pouvoir faire sa passe.

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Pour vaincre les Alouettes, il faut d’abord neutraliser Anthony ­Calvillo.

Pour vaincre les Alouettes, il faut d’abord neutraliser Anthony ­Calvillo.

Conscients de cette réalité, les adversaires des Alouettes ont trouvé une façon efficace de nuire au travail du vétéran quart: la ­couverture homme à homme.

Même les équipes qui n’emploient pas ­habituellement ce type de défense l’utilisent contre l’attaque montréalaise. La raison est fort simple.

Il est connu que Calvillo adore dégainer rapidement. Il est donc difficile de se rendre à lui avant que le ballon n’ait quitté sa main.

Par conséquent, si elles souhaitent réduire son efficacité, les défenses adverses doivent se rabattre sur une deuxième option. Celle qui consiste à attaquer les receveurs de passes.

Pour les ralentir et les empêcher de se ­rendre au point de l’attrapé, elles adoptent une couverture combative à la ligne ­d’engagement.

Cela force le quart des Alouettes à retenir le ­ballon plus longtemps, ce qui permet à la défense de bénéficier de quelques secondes supplémentaires pour le rejoindre dans sa pochette.

TAUX DE RÉUSSITE À LA BAISSE

D’ailleurs, c’est la ­raison pour laquelle, au cours des quatre ­derniers matchs, la moyenne de passes ­complétées de Calvillo se situe autour des 50%. Pourtant, le système des Alouettes est basé sur de courtes passes, ce qui permettait habituellement à Calvillo d’en réussir plus de 70%.

Dû à la couverture homme à homme, le défi repose plus sur la précision que la prise de décision. La lecture du jeu devenant ­minime, l’importance de lancer le ballon du bon côté du receveur devient primordiale.

La pression est davantage sur les épaules des receveurs. Ils doivent se démarquer

et ­attraper le ballon même s’ils sont ­pourchassés et malgré la présence d’un demi défensif.

Ils n’ont d’autre choix que de gagner ­chacune des trois phases de leur tracé: le ­départ à la ligne d’engagement (ne pas se faire menotter), le tracé lui-même (faire ­mordre le demi défensif) et l’attrapé contesté (mettre la main sur le ballon même avec un demi défensif sur le dos).

TOUT OU RIEN

Cette facette du jeu est la raison du manque de constance de Calvillo dernièrement. Face à une défense homme à homme, c’est tout ou rien. Moins de passes sont ­complétées, mais celles qui le sont couvrent une plus grande distance.

Les statistiques le prouvent bien. Les Alouettes occupent le premier rang dans la LCF avec 37 passes de plus de 30 verges.

En contrepartie, à 71 reprises, ils ont dû dégager le ballon dès le troisième jeu de leur possession.

Un effet domino s’en suit. Cette incapacité de conserver le ballon (23 min 30 s contre ­Hamilton et 27 min 44 s contre Winnipeg) ­empêche le contrôle de l’horloge et force la brigade défensive à passer plus de temps sur le terrain.

La pression est davantage sur les épaules des receveurs
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