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Matricule 728

Un ancien confrère de classe témoigne

Un ancien confrère de classe témoigne
Sylvain Chicoine, Député du NPD

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Stéfanie Trudeau mieux connue sous la désignation de matricule 728 a toujours eu la langue déliée et le langage cru.

C’est du moins ce que croit un des anciens confrères de classe de la tristement célèbre agente 728.

Sylvain Chicoine, maintenant député du Nouveau parti démocratique de Châteauguay-Saint-Constant, a passé sa première session de technique policière au Collège Maisonneuve aux côtés de Stéphanie Trudeau en septembre 1990.

À l’époque, Sylvain Chicoine était sûr que Stéphanie Trudeau percerait dans le métier grâce à son «chien».

Mais cette fois, elle s’est tiré une balle dans le pied, croit-il.

Langage châtié

En septembre 90, «alors que bien des hommes policiers étaient très très réfractaires à l’arrivée des femmes dans le métier, Stéfanie brisait les préjugés». Elle n’allait pas se laisser impressionner par les hommes qui considéraient les femmes trop faibles pour être de la police. Elle possédait déjà «son mauvais caractère» et son langage cru, comme si «elle tenait ça de son enfance», assume le député Chicoine qui a vu la vidéo impliquant la policière. Pourtant, rien n’excuse son comportement.

Pour celui qui a été constable spécial à l’Université de Montréal pendant quinze ans, les policiers tiennent souvent ce type de langage après une intervention stressante.

Les «crottés» ou les «mangeux de marde» sont généralement réservés aux délinquants bien connus du milieu policier, pas aux citoyens ordinaires, «des sujets sans intérêt policier», assure-t-il. Un comportement comme le sien, «c’est pire qu’ordinaire, c’est déplorable», insiste l’ancien constable spécial.

Pire que le langage

Pour Sylvain Chicoine, au-delà du langage, c’est l’intervention abusive qui inquiète: «N’importe qui aurait été réfractaire dans ce contexte. Si ça n’avait pas été médiatisé, les deux citoyens se seraient retrouvés avec une kyrielle d’accusations assez graves.»

Le député croit qu’un tel débordement entachera un peu l’image du SPVM, mais que ce sera la bonne occasion de faire un examen de conscience.

«Le SPVM va devoir mieux cerner le travail et le comportement des policiers. Il va en ressortir grandi», espère-t-il.

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