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«Hommage à 728»

La chanson 728 retirée

laurent paquin
Photo Capture d'écran / Youtube La chanson «Hommage à Matricule 728» avait été composée avec l'aide d'internautes

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L’humoriste Laurent Paquin a retiré sa chanson intitulée Matricule 728 de YouTube hier après-midi après qu’elle ait causé un déferlement de réactions.

On lui reprochait entre autres de tenir des propos homophobes et sexistes, ainsi que d’entrer dans le jeu de l’intimidation. Dans un court vidéo de 5 minutes intitulé «Matricule 728... Ma réaction», il explique qu’il ne voulait pas créer ce raz-de-marée.

«Ce n’est pas compliqué, c’est une chanson qui a blessé des gens, insulté des gens, qui a choqué des gens et je ne tenais pas mordicus à la garder en ligne juste pour prouver quelque chose», annonce-t-il d’entrée de jeu.

Attaques personnelles

Laurent Paquin assure qu’il n’y avait aucun sous-entendu homophobe à l’endroit de Stéfanie Trudeau.

Lorsqu’il chantait «ça fait 100 ans qu’elle n’a pas vu de bite», M. Paquin voulait simplement souligner qu’elle était probablement frustrée sexuellement, ce qui l’avait amenée à réagir de manière démesurée.

«La blague n’aurait pas fonctionné si elle avait été lesbienne», explique l’humoriste, déconfit.

Pour d’autres internautes, Laurent Paquin faisait des allusions sexistes dans sa chanson.

«C’est une chanson qui attaquait la fille, mais pas les gestes de la fille. T’as le droit d’attaquer un policier qui fait mal son travail, mais t’as pas le droit de l’attaquer personnellement», estime Édouard Reinach, président fondateur d’Hypractif, une agence de communication interactive montréalaise.

Pour lui, le retrait de la vidéo et les explications de Laurent Paquin, sont «tout à son honneur».

Laurent Paquin, lui, insiste qu’il aurait blagué sur «Stéfane» comme il l’a fait pour Stéfanie.

Pas capable d’intimider

«Même si je voulais ben fort, je ne crois pas que je serais capable d’intimider Stéfanie Trudeau [...] probablement que si je la croisais dans la rue, ce serait moi qui aurais la chienne», conclut Laurent Paquin qui s’est fait aussi reprocher d’entrer dans le jeu de l’intimidation.

Il assure qu’il croit avoir le droit de faire des gags sur l’agente Trudeau, puisqu’elle n’entre pas dans la catégorie des «roux» ou des «gros», mais plutôt dans la catégorie de ceux qui ont du pouvoir et qui en abusent.

Il termine : «Si je suis obligé d’expliquer tout ça aujourd’hui, c’est que mon gag a manqué sa shot».

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