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L’héritage d’Alexander

Le père d’Alex parle avec beaucoup d’émotion de son rêve inachevé

L’héritage d’Alexander
photo le journal de montréal, jean-françois chaumont Alexander Galchenyuk est très fier de son fils Alex. Et il tient à être aux premières loges lorsque le joueur du Sting de Sarnia sautera pour la première fois sur une patinoire de la LNH.

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«Le jour où Alex jouera son premier match à Montréal, j’aurai le ­sentiment d’accomplir un vieux rêve.»

«Le jour où Alex jouera son premier match à Montréal, j’aurai le ­sentiment d’accomplir un vieux rêve.»

Après un long silence et la gorge nouée par l’émotion, Alexander Galchenyuk a imaginé le premier match de son fils, Alex, dans l’uniforme du Canadien.

Par l’entremise de son garçon, il aura l’impression enfin de terminer un objectif inaccompli.

«J’aurais tellement voulu atteindre la LNH, c’était mon plus grand but, a affirmé l’homme de 45 ans en entrevue au Journal de Montréal. J’ai seulement pu commencer à y croire après 1991, au moment de la chute de l’URSS. Les frontières s’ouvraient plus pour nous. Mais, à 24 ans, c’était déjà un peu tard.»

Au premier contact, Alexander Galchenyuk ne donnait nullement l’impression d’être un homme sensible. Surtout pas avec son fort accent slave et sa carrure imposante. En puisant dans ses souvenirs et en parlant de son garçon, il a rapidement détruit cette fausse image.

«Je serai terriblement nerveux quand Alex déposera pour une première fois ses patins sur une glace de la LNH, fort ­possiblement au Centre Bell, a-t-il dit en éclatant de rire. Au même instant, je serai envahi par un immense sentiment de joie. Je ne manquerai pas ce premier match pour tout l’or du monde, je serai dans les gradins avec ma femme et ma fille.»

Palmarès impressionnant

Né à Minsk, au Bélarus, une ancienne république de l’URSS, Alexander Galchenyuk avait également un grand talent au hockey. À 18 ans, l’âge actuel de son garçon, il a ­décroché la médaille d’or sous les couleurs de l’URSS au Championnat du monde junior de 1986 à Hamilton.

L’année suivante, il a encore représenté son pays au Mondial junior. Cette fois, il n’a pas grimpé sur le podium, mais il a été impliqué dans la tristement célèbre bagarre générale contre le Canada à Piestany, en République tchèque (la ­Tchécoslovaquie à l’époque).

«Je me souviens qu’il avait fermé les ­lumières, mais je ne me rappelle plus contre qui je m’étais battu», a-t-il lancé.

Chez les professionnels, il a roulé sa bosse un peu partout au cours de ses 19 ans de carrière dans divers circuits en Europe et en Amérique du Nord. Il y a toutefois un trou noir à son palmarès puisqu’il n’a ­jamais atteint la plus grande ligue.

«J’ai participé à deux camps de la LNH, un à Chicago en 1995 et l’autre à Dallas en 1997,

a-t-il précisé. Malheureusement, je n’ai pas réussi à faire ma place avec les ­Blackhawks ou les Stars. J’avais aussi été ralenti par une sérieuse blessure à ma première saison en Amérique du Nord, en 1991 à Milwaukee, dans la Ligue internationale.»

Entraîneur adjoint

À Sarnia, Alexander Galchenyuk ne se contente pas d’un simple rôle de spectateur. Depuis les débuts d’Alex avec le Sting en 2010-2011, il est l’un des entraîneurs ­adjoints de l’équipe.

Le premier choix du CH en 2012 a décrit sa relation avec son paternel.

«Je vois deux hommes différents, a ­affirmé le capitaine du Sting. À la maison, c’est mon père, mais avec le Sting, c’est un entraîneur adjoint. Il a toujours fait la différence entre les deux situations.

Ce n’est pas difficile à gérer avec mes ­coéquipiers puisqu’il ne m’a jamais traité différemment des autres joueurs.»

À Montréal, les Galchenyuk ne vivront plus ce lien étroit.

«Je n’aurai aucun problème à me retirer comme entraîneur, a dit en souriant Alexander. Je suivrai toutefois avec la ­famille au Québec.»


  • La famille Galchenyuk a des racines un peu partout avec une maison à Kalamazoo, au Michigan, un appartement à Moscou, une maison louée à Sarnia et les grands-parents à Minsk.
  • Alex Galchenyuk a récolté deux passes dans un gain de 3 à 1 du Sting face aux Greyhounds de Sault Ste.Marie, hier à ­Sarnia. Il a maintenant 12 points (4 buts, 8 aides) en 9 matchs cette saison.
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