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Santé mentale

Une marche pour éliminer les tabous

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Au Canada, environ une personne sur cinq connaîtra des problèmes mentaux dans sa vie et c'est pour cette raison qu’une marche aura lieu dimanche à Montréal pour éliminer les préjugés entourant ces problèmes.

Il s'agit de la quatrième édition de Montréal Marche pour la santé mentale, qui débutera à 11h au square Phillips.

Une dizaine d'organismes et d'établissements qui travaillent auprès de personnes touchées par des problèmes mentaux y participeront.

En plus de briser les tabous, les organisateurs veulent amasser des fonds pour améliorer les services en santé mentale.

La présidente d'honneur est, encore une fois cette année, Margaret Trudeau, qui est aux prises avec la bipolarité.

Les préjugés existent toujours

Mike Santoro souffre d'une maladie mentale sévère, un trouble schizo-affectif depuis plus de 25 ans. «Les premières années, je n'en parlais pas. C'était très difficile, parce qu'on te donne une étiquette de santé mentale. Les gens nous traitent différemment», a-t-il expliqué. «C'est difficile d'avoir cette étiquette, difficile d'avoir un emploi, d'avoir une relation.»

À travers sa maladie, il a décidé d'être un porteur d'espoir pour les personnes touchées des troubles mentaux.

Les préjugés et la discrimination envers les personnes avec une maladie mentale existent toujours, rappelle-t-il. Un manque d'information est souvent à l'origine des préjugés.

«Souvent les gens pensent que les gens avec des maladies mentales sont dangereux. Ce n'est pas vrai. Ils ne sont pas plus dangereux que le reste de la population.»

M. Santoro a ajouté que les personnes souffrant de problèmes mentaux manquent de soutien et de services pour aller mieux.

 

 

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