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Pont Champlain

AudaCité rêve d’un nouveau pont à l'image de Montréal

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Photo Agence QMI / Archives Le pont Champlain

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De plus en plus de Montréalais rêvent d’un pont Champlain distinctif, à l’image de leur ville.

C'est à son retour au pays après plus de 20 ans de travail à New York, que le fondateur d’AudaCité Montréal, Stephen Leopold, a commencé à espérer du nouveau pour la ville. «Montréal, c’est la ville la plus brillante de la planète. Elle l’est encore plus que Sydney, Londres, Paris ou New York. Il faut réveiller cet esprit de grandeur dans le cœur des Montréalais», a affirmé M. Léopold.

De cette réflexion est née l’idée de la réfection du pont Champlain. «J’étais en train d’éviter les cônes orange sur le pont Champlain quand j’ai réalisé qu’il s’agissait du plus beau point d’entrée à Montréal, mais il est loin de présenter la plus belle des architectures. C’est comme entrer au Louvre par un dépotoir de déchets toxiques», a renchéri le fondateur du projet.

Et il n’est pas le seul à penser ainsi. En 24 heures seulement, plus de 250 citoyens bénévoles se sont déjà joints à AudaCité afin de s’allier avec les gouvernements pour l’élaboration d’un futur pont digne de l’architecture des plus beaux de ce monde.

Des ponts connus, tels que le Golden Gate de San Francisco et le viaduc de Millau en France, inspirent actuellement les organisateurs du projet pour des ébauches éventuelles.

Le gouvernement comme partenaire

Ce qu’AudaCité déplore, c’est que les décisions au sujet du pont seront prises à huis clos. En ce sens, l’organisme souhaite rejoindre le plus de personnes possible pour qu’une demande de travail d’équipe entre le gouvernement et les citoyens soit effectuée. «J’ai confiance que la population montréalaise embarquera dans le mouvement. Le sujet des ponts à Montréal touche directement une corde sensible de la population», a expliqué M. Léopold.

Des démarches seront effectuées auprès des divers paliers de gouvernement pour sensibiliser les politiciens à l’importance de la réfection du pont. Selon Jean-Paul L’Allier, président de Mission Design, ce sera un appel à l’enthousiasme et à la fierté. «Il faut que l’esthétique devienne un enjeu. Il faut que les politiciens commencent à regarder un peu plus loin qu’au bout de leurs souliers», dit-il.

De son côté, Sébastien Ricard, directeur chez Wilkinson Eyre Architects au Royaume-Uni, croit que les politiciens devraient prendre part au projet puisqu'il s'agit d'une question de qualité, en plus d’en être une d’esthétisme. «Ce n’est pas normal qu’on doive tout recommencer zéro et reconstruire ce pont-là. Il y a des ponts qui survivent plus de 200 ans», a conclu M. Ricard.

 

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