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Radio-Canada ou Radio-Québec?

L’humain est ainsi fait, il veut des nouvelles de ce qui se passe dans sa cour, pas dans celle de son cousin albertain

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Décidément, nos sénateurs à Ottawa ont pas mal de temps à perdre. Pierre De Bané a commandé une étude universitaire scientifique exhaustive pour se faire confirmer ce que tout le monde savait déjà : le Téléjournal de Radio-Canada consacre beaucoup plus de temps à parler du Québec que des autres provinces canadiennes.

Décidément, nos sénateurs à Ottawa ont pas mal de temps à perdre. Pierre De Bané a commandé une étude universitaire scientifique exhaustive pour se faire confirmer ce que tout le monde savait déjà : le Téléjournal de Radio-Canada consacre beaucoup plus de temps à parler du Québec que des autres provinces canadiennes.

Hé la la, c’est toute une nouvelle ! Ce sera quoi la prochaine fois, une étude pour nous confirmer que l’eau est mouillée?

« COAST TO COAST »

C’est normal que les services anglais de CBC parlent de toute la réalité canadienne, de Halifax à Vancouver, puisqu’il y a des anglophones partout au pays. C’est normal que les services français de Radio-Canada parlent majoritairement du Québec... puisque c’est là que se concentre la majorité de la population francophone ! C’est logique et mathématique.

Honnêtement, ça vous surprend, vous que le Téléjournal de Radio-Canada soit « québec-centriste »? Moi, pas.

À Montréal, on a de la difficulté à s’intéresser à ce qui se passe de l’autre côté du pont, à Québec on a de la difficulté à s’intéresser à ce qui se passe à l’autre bout de la 20, alors pourquoi on s’intéresserait aux nouvelles locales de Flin Flon, au Manitoba? Suis-je la seule à m’endormir quand on me donne la météo à Calgary ou à Saskatoon? Ou quand on me présente un huit-millième reportage sur la pêche au homard dans les Maritimes?

C’est triste, mais c’est comme ça. L’humain est ainsi fait, il veut des nouvelles de ce qui se passe dans sa cour, pas dans celle de son cousin albertain.

LE QUÉBEC CHOUCHOU

Monsieur De Bané demande si Radio-Canada ne devrait pas s’appeler Radio-Québec, puisque l’information y est majoritairement consacrée aux nouvelles québécoises (42 %) et seulement 6 % de l’information régionale est consacrée aux autres provinces. À ses yeux, Radio-Canada ne respecte pas son mandat de refléter toute la réalité canadienne et de « contribuer au partage d’une conscience et d’une identité nationales ».

Là-dessus, le sénateur n’a pas tort. Pourquoi le gouvernement donnerait-il plus d’un milliard de subventions à un organisme qui doit refléter notre beau pays si le Téléjournal ne parle que d’une des 10 provinces? Vous donnez de l’argent à votre gardienne pour qu’elle s’occupe de vos 10 enfants et qu’elle crée un sentiment de famille, pas pour qu’elle déverse toute son attention sur son petit chouchou.

Sauf qu’en lisant l’étude le sénateur ne se pose pas la même question que le Québécois moyen. Ici, on ne se demande pas pourquoi il n’y a pas plus de nouvelles en provenance de FlinFlon, Manitoba. On se demande pourquoi il n’y en a pas moins !

Pourquoi paye-t-on aussi cher pour avoir des correspondants aux quatre coins du pays si c’est pour se retrouver, de toute façon, avec des nouvelles qui ne parlent que du Québec? Pourquoi maintenir des salles de nouvelles dans les Prairies et dans les Maritimes si, de toute façon, leurs reportages ne se retrouvent même pas au Téléjournal?

S’il y a quelqu’un qui a dû aimer la sortie de Monsieur De Bané, c’est bien Pauline Marois. Parce que cette étude ne fait que confirmer que le Québec, même en information, fait bande à part au sein de la Confédération.

L’humain est ainsi fait, il veut des nouvelles de ce qui se passe dans sa cour, pas dans celle de son cousin albertain
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