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Son procès le 27 novembre

«Alec Baldwin m’a aimée»

Geneviève Sabourin dit en être certaine

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Lisez l'entrevue qu'a donnée la comédienne Geneviève Sabourin à notre journaliste et voyez-en un extrait vidéo.

«Ma vie est détruite à tout point de vue au niveau personnel, professionnel et financier», confie Geneviève Sabourin, celle qui est accusée d’avoir harcelé la star Alec Baldwin, dans une entrevue au Journal de Montréal, hier matin.

Arrêtée en avril dernier aux États-Unis, elle dit avoir jusqu’ici dépensé plus de 100 000 $ pour pouvoir se défendre, et ce, grâce aux économies de la vente de sa maison à Saint-Bruno et l’aide d’amis. Elle séjourne présentement chez sa mère à Candiac et doit faire plusieurs séjours à New York pour préparer sa cause.

A-t-elle peur de perdre?

«Basée sur la justice et la vérité, je ne devrais pas avoir peur, car ils n’avaient aucune raison de m’arrêter. Mais, si je me fie sur la notoriété de la personne, ses contacts politiques, je me ­demande si j’aurai droit à un procès équitable. Ce sera ma parole contre la sienne puisque je n’ai plus ­accès à ce qu’il a pu m’écrire lorsque j’étais son amie ­Facebook. Ce sera moi devant un jury new-yorkais et le roi de New York», explique Geneviève Sabourin, qui dit avoir étudié en psychologie.

Baldwin paranoïaque ?

Comment se défendra-t-elle? En parlant de la maladie de Lyme dont serait atteint Alec Baldwin. «Je ne pose pas de diagnostic. Il l’a déjà dit lui-même. Donc, ce n’est pas une histoire inventée. Il a même produit un film à ce sujet, Lymelife. Cette maladie typique de Long Island détruirait une portion du système nerveux et rend la personne sujette à des peurs, se sentant menacée et développant ainsi une forme de paranoïa. Ce sera le cœur de mon argumentaire».

Elle dit également avoir dû se soumettre au cours des derniers mois à un test psychiatrique de 16 heures avec une sommité new-yorkaise. «Ça m’a coûté plus de 5 000 $ et beaucoup de larmes. Et la conclusion est claire. Je n’ai rien de la femme harceleuse. Je n’ai pas de problème de personnalité. Je ne suis ni dangereuse ni folle, et je ne suis pas un paquet de problèmes.»

Pourquoi est-elle donc dans ce pétrin?

«Je ne suis pas tombée en amour avec le bon gars. Il me disait tout ce que j’avais besoin d’entendre pour être en amour avec lui. C’est dur de résister quand l’homme est intelligent, qu’il a une grande culture et qu’il nous dit tout ce qu’on veut. À 20 ans, je voulais être une grande actrice. À 30 ans, je voulais me marier, avoir des enfants avec un homme que j’aime et qui m’aime autant. Je le répète, je suis certaine que c’était mutuel avec Alec Baldwin.»

La dure réalité

Mais le rêve de Geneviève Sabourin ne s’est pas réalisé. Loin de là. Aujourd’hui, elle doit affronter une star puissante dans un procès à New York.

«Je vis le cauchemar. Ma vie est en suspens. Je suis dans une réalité tout autre. Je goûte à la médecine ­Baldwin. Pourtant, je n’ai jamais eu de mauvaise rupture amoureuse. Je suis toujours restée amie avec tous mes ex.»

Lorsqu’on lui demande si elle a des regrets, si elle ­referait la même route avec celui qui, aujourd’hui, la poursuit, Geneviève répond : «Je me suis souvent posé la question ces derniers mois, mais moi je ne me suis fiée qu’à la pureté de mon cœur, pas à la naïveté. Je dis la vérité.»

Entre Montréal et New York

Elle ne loue plus d’appartement à New York, mais doit y aller souvent pour préparer son dossier et rencontrer son avocat américain, Maurice Sercarz. Ce dernier ­travaille en compagnie de Me Jean-Pierre Rancourt, un criminaliste réputé du Québec. «Nous formons une équipe», affirme Geneviève Sabourin.

Et comment entrevoit-elle l’avenir?

«Ce procès risque d’être remis à nouveau. Ça risque de durer encore des mois. On a démoli ma réputation. Je ne peux même plus travailler ici. Encore moins aux États-Unis. Je ne pourrais même pas me trouver un job comme serveuse dans un restaurant. J’ai été jugée, lapidée sur la place publique. Je suis en survie. Je suis une personne optimiste de nature, mais là, disons que je n’ai pas la capacité de regarder devant.»

C’est ainsi que celle qui voulait vivre un conte de fées est plongée dans un cauchemar.

«Je tiens à préciser une chose. Je ne fais pas face à 24 chefs d’accusation. J’ai 5 chefs d’accusation et le principal, c’est le harcèlement stalker. Mais moi je dis que dans la nature de la relation que j’avais avec Alec Baldwin, je pouvais me présenter à la porte de son building et croire que nous pourrions aller prendre à un café. Mais ce n’est pas ce qui s’est passé. Depuis le soir de mon ­arrestation, je suis entrée dans un engrenage infernal», conclut Geneviève Sabourin.

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