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Calvillo parle et court

Calvillo parle et court
photo Reuters Anthony Calvillo a agi tel un général, hier, menant les Alouettes à la victoire en territoire hostile.

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Un leader désireux de prendre les choses en main et de ne rien ­laisser au hasard. Voilà ce à quoi ressemblait Anthony Calvillo hier sur la ­surface du Mosaic Stadium de Regina.

Un leader désireux de prendre les choses en main et de ne rien ­laisser au hasard. Voilà ce à quoi ressemblait Anthony Calvillo hier sur la ­surface du Mosaic Stadium de Regina.

Dans les derniers instants de la première demie, les Alouettes ont fait preuve d’un manque flagrant de discipline. À l’image du boxeur qui vient de recevoir un solide crochet sur le nez, la troupe de Marc Trestman s’est complètement sortie de son plan de match.

Avant que les choses ne se mettent à trop déraper, Calvillo a rassemblé tous ses ­coéquipiers sur les lignes de côté.

Je l’imagine leur dire de se calmer, d’arrêter de se tirer dans le pied. Je l’entends leur rappeler de jouer du football comme les Alouettes en sont capables et de cesser de facili­ter la tâche des Roughriders.

Ce caucus impromptu a eu un impact ­majeur sur la suite de la rencontre.

Au troisième quart, les Alouettes ont sauté sur le terrain comme des enragés. Quelques instants plus tard, ils prenaient les ­devants pour la première fois du match et n’ont plus regardé en arrière.

Les amateurs qui ont la chance d’assister à des matchs au stade Percival-Molson ou ceux qui les regardent à la télé savent que Calvillo est de nature plutôt tranquille.

DES JAMBES REVIGORÉES

Durant un match, il a l’habitude de s’asseoir seul au bout du banc. Perdu dans ses pensées, il prépare sa prochaine séquence et réfléchit aux prochains jeux.

Pour qu’il décide de prendre la parole, c’est qu’il n’aimait vraiment pas ce qu’il voyait sur le terrain. Parler dans le blanc des yeux de ses coéquipiers n’est pas la seule ­méthode employée par Calvillo pour ­remettre l’équipe sur les rails.

Reconnu pour son jeu presque exclusivement axé sur la passe, le vétéran de 40 ans a réalisé des jeux incroyables avec ses jambes.

On l’a vu échapper à la pression, courir une trentaine de verges latéralement avant de rejoindre Bo Bowling dans la zone des buts.

De plus, il a lui-même inscrit deux ­majeurs sur des jeux improvisés.

Hier, les jambes de Calvillo ont fait la ­différence. Souvenez-vous de cette ­chronique, car vous ne lirez pas cela souvent.

CRAMPE AU CERVEAU

Comme je le disais plus haut, les Alouettes ont connu des moments difficiles à cause de l’indiscipline. Le champion de la journée est sans contredit Shea Emry. Victime assurément d’une crampe au cerveau, le secondeur a infligé un coup en dessous de la ceinture à un ­adversaire. Un geste impardonnable, et ce, peu importe ce qui a pu se passer précédemment.

Surtout qu’on voit Emry comme un futur leader de cette équipe. Ce n’est pas le type de geste qu’on souhaite voir chez ses leaders.

Ne laissons pas ce geste égoïste gâcher cette belle journée. Car bien qu’ils étaient sur la route, qu’ils ont perdu un joueur ­important en défense et qu’ils tiraient de ­l’arrière à la mi-temps, les Alouettes sont parvenus à se regrouper.

Voir une équipe déjà assurée du championnat de l’Est se battre ainsi, c’est prometteur.

Ce caucus impromptu a eu un impact majeur sur la suite de la rencontre
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