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Le marché « à l’équilibre »

Alors que se déroulent les «Visites libres à Montréal», l’immobilier redevient favorable aux acheteurs

Le marché « à l’équilibre »
photo AGENCE QMI, JOEL LEMAY Alors que les «Visites libres à Montréal» battent leur plein, les ventes de condos à Montréal ont fléchi depuis la mi-août pour la première fois depuis 1998.

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Malgré les rumeurs contradictoires au sujet de la crise immobilière, les prix de vente des condos à Montréal sont actuellement «à l’équilibre» et le ralentissement dans les ventes pourrait se faire au profit des acheteurs.

Après 10 années d’effervescence où les prix demandés pour les propriétés étaient au-dessus de la valeur réelle, les promoteurs doivent se rendre à l’évidence. Les prix ont atteint un plafond et on ne pourra plus faire des profits faramineux, explique Unsal Ozdilek, professeur à l’UQAM et expert des marchés immobiliers.

«On a construit et construit sans considération et maintenant, des gens sont pris avec des gros projets. Ils se demandent s’ils vont être capables de vendre.» Bientôt, les différents chantiers qui se font concurrence voudront se débarrasser de leur possession immobilière. C’est à ce moment-là qu’il faudra acheter, analyse M. Ozdilek. Et «aujourd’hui ou dans deux ans, il n’y a pas de différence» dit le spécialiste alors que les «Visites libres à Montréal» battent leur plein.

Baisse des ventes

Pour la première fois depuis 1998, les chiffres de vente diminuent depuis la mi-août. «On voit que c’est un changement en faveur des acheteurs, pas des vendeurs», précise Roberto Annecchini, agent immobilier montréalais depuis plus de 15 ans. «Ça fait 20 ans que je suis dans l’immobilier et c’est la première fois que je vois un automne aussi tranquille», s’inquiète une autre source bien au fait du marché.

«Il n’y a pas de crise immobilière, il y a seulement un réajustement de l’offre», nuance quant à lui Jacques Beaulieu, consultant et organisateur des fins de semaine de «Visites libres à Montréal». Pour lui, la sur-offre provient d’une panoplie de nouveaux projets (entre 800 et 1 000 sur le territoire métropolitain) et non pas d’une diminution de l’intérêt des acheteurs.

Pour tous les goûts

«À Montréal, la demande sera toujours soutenue en partie par une couche de la société prête à acheter», souligne le professeur Unsal Ozdilek. Les baby-boomers, par exemple, n’ont pas peur de débourser pour des copropriétés haut de gamme simplement pour l’habiter, pas pour la revendre. Peu leur importe de ne pas faire de profits.

«Pour bon nombre d’acheteurs, il s’agit souvent de l’unique façon d’accéder à la propriété sur l’île de Montréal», ajoute Hélène Sauvé, courtier immobilier pour Via Capitale du Mont-Royal. Elle précise qu’avec tout ce qui est offert sur le marché, les différents portefeuilles sont satisfaits et qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter. 

 

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