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drôles d’oiseaux

Martin-pêcheur d’Amérique s’acharne sur ses victimes

Martin-pêcheur d’Amérique

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C’est le seul des trois martins-pêcheurs d’Amérique du Nord à nicher au Québec et un des rares dont la femelle est plus colorée que le mâle avec son joli ventre roux.

C’est le seul des trois martins-pêcheurs d’Amérique du Nord à nicher au Québec et un des rares dont la femelle est plus colorée que le mâle avec son joli ventre roux.

Très craintif, il est particulièrement difficile à photographier en raison de sa grande inquiétude face aux activités humaines. On peut bien l’apercevoir juché sur une branche au-dessus de l’eau à une cinquantaine de mètres, mais à la moindre tentative de se rapprocher, il s’envole pour se percher un peu plus loin.

Grand amateur de poissons, il protège, mais surtout il améliore sa vison en recouvrant son œil de gouttelettes d’huile pour réduire l’effet des réfractions sur l’eau et lui permettre de localiser avec plus de précision ses victimes.

Pour observer son comportement, je suggère de repérer une falaise idéalement sablonneuse, qu’il aime partager avec les hirondelles principalement les hirondelles de rivage. Là, mâle et femelle (monogames d’une saison), creusent un long tunnel aboutissant au terrier familial. Il convient cependant de préciser que le mâle assume la majeure partie des travaux tandis que, plus tard, la couvaison des œufs incombera surtout à la femelle.

À noter une particularité de l’espèce, ils entrent de l’avant, mais ils en ressortent en reculant tout en laissant traîner leurs pattes ce qui trace un sillon révélateur du niveau d’activité dans le nid.

UNE MISE À MORT ACHARNÉE

Le martin-pêcheur profite des heures matinales pour se nourrir et réaffirmer ses droits territoriaux. Autrement, on le remarque surtout sur son perchoir préféré d’où une proie parvient rarement à lui échapper. Puis il faut prendre le temps de bien l’observer lorsqu’il assomme sa victime avec un certain acharnement. Et le plus souvent, il exagère en s’acharnant sur un pauvre poisson ayant rendu l’âme depuis fort longtemps. Durant les 3 à 4 premiers jours de vie, les petits sans plume reçoivent une bouillie huileuse régurgitée par les parents. Par la suite, ils seront capables d’ingérer de petits poissons et de les digérer, arêtes comprises.

À l’approche de l’hiver, la plupart entreprennent leur voyage vers le sud des États-Unis et de l’Amérique centrale.

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