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BD

Une histoire de passion

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Une histoire de passion
Émeute à Golden Gate
de Jeremy W. Kaufmann & Jeik Dion
Aux Éditions Front Froid
Le jeune trentenaire Jeik Dion peut se vanter d’avoir un parcours pour le moins atypique, mais il ne le fera pas. Car voyez-vous, cet humble artisan est avant tout en quête de plaisir.
Jean-Dominic Leduc
collaboration spéciale

Sa grande passion pour la bande dessinée est irrémédiablement contagieuse, tant au contact de l’homme qu’à celle de son œuvre.

«Enfant, j’ai découvert la bande dessinée avec Tintin et Gaston Lagaffe. Quelques années plus tard, j’ai mis la main sur un comic book américain qui changea ma vision de ce que pouvait être la bande dessinée: Batman Dark Knight Returns de Frank Miller, expli que avec enthousiasme Jeik Dion. Puis j’ai découvert l’univers du manga avec Dragon Ball et Akira. L’ultime fenêtre s’est ouverte à moi: le découpage, le mouvement, la façon de raconter une histoire m’ont jeté par terre.» 

Pas étonnant de retrouver un heureux mélange des trois axes majeurs de la bande dessinée dans le travail de l’artiste, à savoir la tradition franco-belge, nord-américaine et asiatique.

DU FANZINAT À L’ALBUM

Son premier boulot de pigiste dans le domai ne du jeu vidéo lui a permis de rencontrer plusieurs fans et artistes de bande dessinée. Le jeune Jeik se mit alors au fanzinat, question de combler un vide créatif. En allant déposer quelques copies chez la défunte librairie montréalaise Fichtre, il fit la rencontre de l’auteur Jimmy Beaulieu, alors libraire. «Jimmy, sachant que j’avais fait des trucs dans le fanzine, cherchait justement à me joindre pour que je participe à un de ses collectifs. Mais voilà: je n’avais aucune idée de qui il était», avoue-t-il en riant.

Il travailla ensuite au studio Graffik Sismique à titre de coloriste et d’illustrateur de background pour des compagnies américaines de comic book, telle qu’IDW. «J’ai notamment bossé sur les planches de Ron Marz. C’était le rêve. Même si mon travail n’était pas toujours crédité, je me suis littéralement défoncé à la tâche. Je voulais épater la galerie.»

Ce contrat l’a d’ailleurs mené à participer à deux reprises au collectif Pop Gun chez Image Comic, mais aussi aux mythiques conventions de San Diego et de San Francisco, ou il dédicaça – réalisation d’un rêve d’enfance – et fit plusieurs belles rencontres, dont celle du scénariste Jeremy Kaufmann.

«Il m’a demandé ce que j’aimerais faire. J’exprimai mon vif désir de faire un truc avec des robots géants. Finalement, il n’y en a pas dans Émeute à Golden Gate, mais ce fut tout de même un super projet! L’album est d’abord paru au Québec, mais la sortie américaine ne saurait tarder. La suite est déjà scénarisée. C’est encore meilleur que le premier tome, plus provocant et engagé. Je croise les doigts.» Les lecteurs aussi. Assurément.

à lire aussi
PABLO T2
de Julie Birman et Clément Oubrerie
Site: dargaud.com

Le second opus de cette série en 4 tomes renoue avec le souffle si enivrant du précédent chapitre. Le jeune Pablo Picasso y fait la rencontre de Guillaume Apollinaire, tente tant bien que mal de survivre sans le sou à l’hiver tonique de 1904 et de garder Fernande, son premier amour, à ses côtés. Le duo d’auteurs explore avec brio la période rose de celui qui allait devenir Picasso.

LA GRANDE ODALISQUE
de Bastien Vivès, Ruppert & Mulot

Assurément le plus étonnant album de la rentrée, Bastien Vivès se joint au duo Ruppert & Mulot pour réaliser cet atypique récit écrit et dessiné à six mains. Trois splendides cambrioleuses tentent leur plus gros coup: ravir au Louvre la toile d’Ingres, La Grande Odalisque. Pour l’analogie, imaginez Woody Allen et Tarantino adaptant ensemble Charlie’s Angels. Jouissif.

CHÈRE PATAGONIE
de Jorge Gonzàlez

Après Omni-Visibilis, le tandem  reprend du service avec un  western dans la plus pure tradition, une intrigue habilement ficelée en 9 chapitres et de nombreux clins d’œil au genre. 144 pages de bonheur.

Le jeune trentenaire Jeik Dion peut se vanter d’avoir un parcours pour le moins atypique, mais il ne le fera pas. Car voyez-vous, cet humble artisan est avant tout en quête de plaisir.

Sa grande passion pour la bande dessinée est irrémédiablement contagieuse, tant au contact de l’homme qu’à celle de son œuvre.

«Enfant, j’ai découvert la bande dessinée avec Tintin et Gaston Lagaffe. Quelques années plus tard, j’ai mis la main sur un comic book américain qui changea ma vision de ce que pouvait être la bande dessinée: Batman Dark Knight Returns de Frank Miller, expli que avec enthousiasme Jeik Dion. Puis j’ai découvert l’univers du manga avec Dragon Ball et Akira. L’ultime fenêtre s’est ouverte à moi: le découpage, le mouvement, la façon de raconter une histoire m’ont jeté par terre.» 

Pas étonnant de retrouver un heureux mélange des trois axes majeurs de la bande dessinée dans le travail de l’artiste, à savoir la tradition franco-belge, nord-américaine et asiatique.

DU FANZINAT À L’ALBUM

Son premier boulot de pigiste dans le domai ne du jeu vidéo lui a permis de rencontrer plusieurs fans et artistes de bande dessinée. Le jeune Jeik se mit alors au fanzinat, question de combler un vide créatif. En allant déposer quelques copies chez la défunte librairie montréalaise Fichtre, il fit la rencontre de l’auteur Jimmy Beaulieu, alors libraire. «Jimmy, sachant que j’avais fait des trucs dans le fanzine, cherchait justement à me joindre pour que je participe à un de ses collectifs. Mais voilà: je n’avais aucune idée de qui il était», avoue-t-il en riant.

Il travailla ensuite au studio Graffik Sismique à titre de coloriste et d’illustrateur de background pour des compagnies américaines de comic book, telle qu’IDW. «J’ai notamment bossé sur les planches de Ron Marz. C’était le rêve. Même si mon travail n’était pas toujours crédité, je me suis littéralement défoncé à la tâche. Je voulais épater la galerie.»

Ce contrat l’a d’ailleurs mené à participer à deux reprises au collectif Pop Gun chez Image Comic, mais aussi aux mythiques conventions de San Diego et de San Francisco, ou il dédicaça – réalisation d’un rêve d’enfance – et fit plusieurs belles rencontres, dont celle du scénariste Jeremy Kaufmann.

«Il m’a demandé ce que j’aimerais faire. J’exprimai mon vif désir de faire un truc avec des robots géants. Finalement, il n’y en a pas dans Émeute à Golden Gate, mais ce fut tout de même un super projet! L’album est d’abord paru au Québec, mais la sortie américaine ne saurait tarder. La suite est déjà scénarisée. C’est encore meilleur que le premier tome, plus provocant et engagé. Je croise les doigts.» Les lecteurs aussi. Assurément.

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