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CHSLD | accessibilité

Incapables de sortir

Une porte non automatisée donne beaucoup de mal aux résidents handicapés

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La porte qui mène à la cour extérieure d’un CHSLD donne du mal aux résidents handicapés, qui ne peuvent l’ouvrir seuls.

 

La porte qui mène à la cour extérieure d’un CHSLD donne du mal aux résidents handicapés, qui ne peuvent l’ouvrir seuls.

«Ils sont emprisonnés», déplore Jean-Yves Lecomte, dont la mère réside à la résidence privée des Floralies-de-Verdun.

Voilà près d’un an que cet homme plaide pour que la porte extérieure arrière du centre d’hébergement de soins de longue durée (CHSLD) soit automatisée.

Actuellement, la porte est trop lourde pour les personnes âgées en chaise roulante ou en marchette, qui n’ont pas la motricité ou la force pour l’ouvrir.

Vidéos à l’appui

L’été dernier, M. Lecomte a même filmé plusieurs résidents incapables d’entrer ou de sortir pour montrer l’ampleur du problème (voir vidéos sur notre site Internet).

Souvent, des employés devaient aider les bénéficiaires.

«Ça n’a aucun sens, ajoute l’homme de 60 ans. Si ma mère veut aller dehors, il faut absolument que je l’accompagne!»

Malgré ses plaintes, la direction n’a pas encore remédié au problème.

«Rien ne fonctionne, tout le monde se renvoie la balle», déplore-t-il.

Pourtant, le ministère de la Santé a soulevé cette problématique dans son rapport d’inspection de la résidence, en novembre 2011.

«La sortie extérieure arrière ne permet pas aux résidents qui sont en fauteuil roulant d’avoir accès à l’extérieur de façon autonome, car la pente est abrupte et la porte n’est pas automatisée».

Selon l’Agence de la Santé et des services sociaux de Montréal, chargée de faire les suivis des recommandations, la porte devrait être mise aux normes d’ici le 15 novembre prochain.

Fenêtres problématiques

Par ailleurs, plusieurs familles des résidents déplorent le fait que les fenêtres de la bâtisse sont difficiles à ouvrir. M. Lecomte l’a même appris à ses dépens.

«La fenêtre m’est tombée sur la main et je me suis cassé trois doigts, déplore-t-il. C’est incroyable comment ça fait dur.»

«Ça n’a pas de bon sens, le bâtiment laisse vraiment à désirer», déplore une autre personne dont un parent demeure à cet endroit.

Hier, le propriétaire de la résidence n’avait pas rappelé au Journal.


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