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Fraude aux prêts étudiants

situation justice
Photo Archives / Agence QMI

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Plus de 10 ans après ses études, un ancien étudiant de l’UQAM a continué à trafiquer ses pièces justificatives et à encaisser les prêts étudiants octroyés par son statut, allant jusqu’à les placer avec rendement et encaisser les intérêts.

Plus de 10 ans après ses études, un ancien étudiant de l’UQAM a continué à trafiquer ses pièces justificatives et à encaisser les prêts étudiants octroyés par son statut, allant jusqu’à les placer avec rendement et encaisser les intérêts.

Utilisation de termes désuets, scolarité excessivement longue, système électronique plus difficile à déjouer... différents détails ont mené le Tribunal à juger que Réjean Handfield avait obtenu des prêts étudiants de manière frauduleuse durant 11 ans.

Suite à cette décision, il devra rembourser 7209,04 $, plus intérêts, au ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport.

Dans un jugement rendu le 22 octobre, le juge Antonio De Michele a déterminé que de 1997 à 2008, Réjean Handfield a obtenu de l’aide financière, pour un total de 16 900 $ d’une Caisse populaire.

À partir de 2008, le format des attestations d’études change et Réjean Handfield ne peut plus prouver sa fréquentation scolaire.

Son prêt vient à échéance, mais il ne rembourse pas son dû. Comme le stipule la Loi sur l’aide financière aux études, lorsqu'un étudiant est en défaut de paiement, c'est le Ministère qui doit payer la banque en premier lieu. Dans ce cas-ci, la facture est montée à 18 146,37 $.

À la suite d’un ballet administratif, ce n’est toutefois qu’en juillet 2009 que le Ministère communique directement avec l’université et apprend que Réjean Handfield n’étudie plus à l’UQAM depuis l’été 1997.

Papiers falsifiés

Devant ces irrégularités, le Ministère demande à Handfield de clarifier sa situation.

En réponse, il envoie une attestation d’études signée par une dame qui a pris sa retraite de l’université depuis 10 ans. Le Ministère constate qu'il y a anguille sous roche et de nombreuses mises en demeure s’ensuivent, sans réponse.

Lors de son témoignage, Handfield admet qu’il a terminé ses études en 1997, mais nie avoir envoyé de faux documents. Le Tribunal considère toutefois que sa crédibilité est nulle dans les circonstances et affirme, «sans l’ombre d’un doute», qu’il y a eu fabrication de faux documents.

Le juge Antonio De Michele en rajoute .

«Ce qui est encore plus dévastateur, [c’est] que lors de son contre-interrogatoire, il déclare ne pas avoir eu besoin de ces prêts pour ses études, mais de les avoir tout simplement placés avec rendement et d’avoir encaissé les intérêts alors que c’est le Ministère qui payait».

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