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Une voix de Québec pour Bella

Nini Marcelle incarne la voix francophone de Kristen Stewart dans la saga Twilight

Nini Marcelle
Photo Courtoisie La Québécoise Nini Marcelle reprendra les traits vocaux de Bella (Kristen Stewart) dans le dernier épisode de Twilight.

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Le prochain et dernier volet très attendu de Twilight aura une saveur bien québécoise grâce à la comédienne Nini Marcelle, qui incarnera de nouveau la voix francophone de Bella, le principal personnage féminin de la saga.

Lorsqu’elle a quitté Lac-Beauport, Annie Girard, qui a adopté le nom d’artiste de Nini Marcelle, était loin de se douter qu’elle allait se retrouver sur les grands écrans de cinéma à l’international grâce à son statut de comédienne spécialisée en doublage de voix.

«J’ai commencé à faire du doublage il y a dix ans, en faisant la voix d’un petit lapin mâle», se souvient en riant Nini Marcelle. Au fil des ans, elle continuera de gagner sa croûte en doublant des dessins animés, des téléséries et des films, sans se douter qu’elle en viendrait en prêter sa voix à Kristen Stewart tout au long de la saga Twilight.

Succès inattendu

«On ne s’attendait pas à un tel succès», raconte celle qui a passé les derniers jours dans un studio de Montréal à s’efforcer de «donner l’impression au public francophone que l’actrice parle en français».

«C’est une technique qu’on apprivoise avec le temps; ça prend un talent de comédien pour en arriver non pas seulement à synchroniser sa voix avec les lèvres de l’acteur, mais en arriver à entrer dans sa peau. C’est un jeu physique et très technique dont il faut apprivoiser les balises. C’est un peu comme lire une partition pour un musicien...»

L’artiste du doublage ne reçoit aucun texte à l’avance. Il doit lire les dialogues inscrits au-dessus de l’écran par segments d’une minute ou deux. «Il faut apprendre à recréer le même mouvement dans la voix. Si le personnage bouge en parlant, il nous faut bouger sur place pour atteindre le même rythme respiratoire».

Bref, nous dit la comédienne, «faut pas juste lire; faut jouer comme le comédien, se mettre dans sa peau...»

Piratage

«Dans des films d’importance comme Twilight, on nous montre des images saccadées du film pour contrer tout éventuel piratage sur Internet...»

Nini Marcelle a étudié sa technique lors d’un stage de doublage de six semaines au Conservatoire d’art dramatique de Montréal.

À la fois comédienne et chanteuse, elle s’assure un revenu régulier «grâce à trois ou quatre maisons de doublage importantes de Montréal».

Payés à la ligne

«On est payés à la ligne. Ma part dans les premiers Twilight était d’environ 600 lignes par film. Mais pour le prochain, il se limite à seulement 250 lignes. Comme il comporte plus d’action, la partie parlée de Bella est moins importante.»

Il ne lui a fallu que deux jours de studio, de 9 h à 17 h, pour enregistrer sa portion vocale.

Bien sûr, elle assistera à la première à la mi-novembre. «Ça fait étrange de s’entendre. Parfois, j’ai de la misère à reconnaître ma propre voix. J’en viens même à oublier que c’est ma voix. Le plus amusant, c’est de constater que le public ne réalise pas que la voix de Bella qu’ils entendent est présente dans la salle. »

Est-ce qu’une «doubleuse» en vient à s’attacher à son personnage, comme celui de Bella? «Ça, c’est certain, puisque j’ai eu la chance de la suivre depuis le début!», termine-t-elle.

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