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Les refuges débordent

Les refuges débordent
Photo Le Journal de Montréal, Anabel Cossette-Civitella Juan Ruiz salue la labrador Mindy alors qu’il fait un tour du chenil de la SPCA où environ trente animaux abandonnés arrivent tous les jours.

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Chaque année, les refuges animaliers débordent et les Québécois continuent d’arriver bons derniers en ce qui concerne le traitement de leurs animaux domestiques.

C’est du moins le bilan alarmant auquel s’accroche la Société protectrice des animaux du Canada en cette fin de semaine de «marathon d’adoption» où plus de 200 animaux attendent d’être adoptés à la SPCA de Montréal.  

En fait, le Québec apparaît comme «an animal abuser» dans le sondage de 2011 de l’organisme américain Animal Legal Defense Fund (ALDF), qui compare les lois protectrices des animaux des différentes provinces canadiennes.

Dans cette analyse, le Québec arrive avant-dernier, juste devant le Nunavut, mais après l’Alberta et les Territoires du Nord-Ouest.

Trop d’abandons

La province de l’Ontario quant à elle se classe première grâce à l’implantation de lois entourant la protection des animaux. Par exemple, elle a haussé les standards de soin pour les animaux et punit maintenant plus sévèrement les contrevenants aux lois de protection des animaux. Au Québec, s’il existe quelques dispositions légales pour protéger les animaux, la province devrait encore resserrer ses lois et élargir la protection au-delà des chats et des chiens, selon le rapport de l’ALDF.

S’il y a de gros manques au Québec, Anita Kapuscinska, agente de dons majeurs à la SPCA de Montréal, serait bien embêtée de dire pourquoi. Bien qu’il y ait quelques pics d’achalandage comme en juillet lors des déménagements, «nos refuges sont toujours pleins et ce n’est pas spécifique à Montréal», se désole la porte-parole.  

Un animal pour deux ans

En cette fin de semaine de marathon, les gens se bousculent pour adopter un animal, mais selon elle, ce n’est pas toujours aussi facile de trouver des familles d’adoption, surtout avec le nombre d’animaux abandonnés qui augmente chaque année. L’an dernier, c’étaient 50 000 animaux domestiques qui cherchaient une nouvelle famille rien qu’à Montréal. Au Québec, ils étaient 100 000.

Pour expliquer ces chiffres, Anita Kapuscinska soulève que les Québécois gardent leur animal domestique en moyenne deux ans seulement. Cette donnée lui donne froid dans le dos : «C’est trop commun de voir les gens arriver avec une boîte pleine de chatons», avance la porte-parole, qui souligne que pour chaque chien, il y a quatre ou cinq chats amenés au refuge. Non seulement il faut éduquer les gens à faire stériliser leur animal, mais il faut aussi les sensibiliser à les garder pour la vie. «Il y a des solutions pour le faire», assure-t-elle.

Outre les abandons, il y a aussi le cas de la surproduction d’animaux qui inquiète la SPCA. «Aller à l’animalerie, ça ne fait qu’augmenter la demande sur les usines à chiots, ça n’aide pas à arrêter la surpopulation.»

Selon elle, il reste encore du travail à faire pour briser les préjugés qui entourent les centres d’accueil comme la

SPCA: «Les animaux sont en santé dans notre refuge. Ce n’est pas de leur faute s’ils se retrouvent ici», explique Mme Kapuscinska.

 

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