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Résister à la tentation

Résister à la tentation
photo d’archives Marc Trestman devra s’assurer que les Alouettes ne prennent pas les Eskimos à la légère cet après-midi.

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Assurés du sommet de la division Est, les Alouettes n’ont pas fait la gaffe de prendre leurs adversaires à la légère la semaine dernière.

Assurés du sommet de la division Est, les Alouettes n’ont pas fait la gaffe de prendre leurs adversaires à la légère la semaine dernière.

Cependant, face aux Eskimos, une équipe qui éprouve sa large part d’ennuis à ­Montréal depuis quelques années, la ­tentation pourrait être un peu plus grande.

Pour se convaincre du danger que représente un excès de confiance, les Alouettes pourront prendre les Lions de la Colombie-Britannique, lessivés 41 à 21, vendredi, comme exemple.

Un revers surprenant si on considère que les meneurs dans l’Ouest possédaient une fiche de 12-4, la meilleure de la LCF, avant cette rencontre. Sans compter qu’ils étaient invaincus à leurs quatre dernières visites au stade McMahon.

N’allouant en moyenne que 19 points par rencontre, les Lions en avaient déjà accordé 24 après seulement neuf minutes de jeu.

Victimes de seulement 19 sacs depuis le début de la campagne, ils ont vu leur quart se faire renverser huit fois derrière la ligne de mêlée par la défense des ­Stampeders de Calgary.

NOTION DE RESPECT

Connaissant le style de Trestman, je suis certain qu’il se servira de cet exemple pour rappeler à ses ouailles l’importance de respecter à la fois l’adversaire et le sport.

Présenter la meilleure équipe sur le papier ou afficher le meilleur ­dossier ne constitue pas une garantie de victoire.

Il ne suffit pas de mettre son équipement pour l’emporter.

Les Lions s’en sont aperçus. Ils se sont présentés sur le terrain sans intensité ni émotion. On a vu le résultat.

En jetant un coup d’œil à la fiche des ­Eskimos à Montréal, on pourrait s’attendre à un pique-nique. Depuis que Trestman est en poste (2008), les Eskimos n’ont pas gagné un seul match dans la métropole.

En combinant le pointage moyen de ces quatre matchs, on obtient un score de 37 à 9,5 en faveur des Alouettes. Ce n’est même pas serré.

De plus, les visiteurs de cet après-midi présentent un dossier de deux gains contre six revers sur la route.

Ils se sont fait massacrer à leurs trois ­derniers matchs loin du stade du Commonwealth. Ils ont perdu par 43 points à ­Hamilton, 24 à Calgary et 20 à Vancouver.

VILLE DU PÉCHÉ

Ce n’est pas d’hier que les Eskimos connaissent des ennuis à Montréal. Lorsque j’ai commencé ma carrière, en 1988, avec les Eskimos, Montréal n’avait plus de concession dans la LCF.

Sachant d’où je venais, les vétérans m’ont rapidement fait savoir que c’était une ­tragédie que Montréal n’y soit plus.

Lorsqu’ils se sont mis à m’énumérer la liste des établissements bien connus de la ville, j’ai compris la source de ces ennuis...

J’ai compris que leur routine, fort bien rodée, n’était assurément pas la meilleure recette pour gagner.

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