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Santé

Le cancer de Micheline

Le cancer de Micheline
photo fotolia Un mode de vie actif, une saine alimentation et une vigilance accrue sont des alliés efficaces pour contrer le cancer du sein.

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Le mois d’octobre est celui de la sensibilisation au cancer du sein, le type de cancer le plus souvent diagnostiqué chez la femme. Une sur neuf risque d’en être atteinte au cours de sa vie. C’est le cas de mon amie Micheline.

Le mois d’octobre est celui de la sensibilisation au cancer du sein, le type de cancer le plus souvent diagnostiqué chez la femme. Une sur neuf risque d’en être atteinte au cours de sa vie. C’est le cas de mon amie Micheline.

Au début de la cinquantaine, elle n’a jamais été exposée aux facteurs qui auraient pu lui faire croire qu’elle était à risque d’être victime de ce cancer. Personne dans sa famille n’avait auparavant été atteint du cancer du sein ou de l’ovaire.

Ses enfants sont nés avant qu’elle ait 30 ans et sa ménopause ne peut être qualifiée de tardive puisqu’elle est déjà terminée. Elle mène une vie saine, surveille sa ligne et consomme de l’alcool avec modération.

SON CAS

Le sein est constitué de glandes mammaires, de petits conduits – les canaux galactophores – et de tissu adipeux.

Les glandes mammaires regroupées en lobules produisent le lait maternel qui circule depuis les lobules jusqu’au mamelon par le réseau de canaux galactophores. Le tissu adipeux occupe l’espace entre les lobules et les canaux, et les protège.

Chez les jeunes femmes, le tissu mammaire est principalement constitué de glandes et de canau­x galactophores, alors que chez les femmes plus âgées, comme Micheline, le tissu adipeux prédomine.

Il existe plusieurs formes de cancer du sein et chacune a un développement qui lui est propre. Toutefois, le cancer le plus courant, dans plus de 70 % des cas, se développe dans les canaux galactophores. C’est le cas de Micheline, et son cancer est de forme localisée. S’il s’était répandu dans les tissus gras de son sein et avait migré vers d’autres parties de son corps, par le truchement de son système lymphatique ou de son sang, on l’aurait qualifié de forme invasive.

DÉTECTION PRÉCOCE

Micheline a des amies qui ont été atteintes d’un cancer du sein, et l’une d’elles en est morte il y a une dizaine d’années. Depuis, Micheline a toujours surveillé ses seins de près. Au début de la quarantaine, elle a consulté tous les deux ans un professionnel de la santé pour un examen clinique des seins (ECS) et depuis qu’elle a atteint la cinquantaine, c’est une mammographie qu’elle passe tous les deux ans dans le cadre du Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQCDS). Sage habitu­de. Dans la plupart des cas, la détection précoce – lorsqu’on découvre un cancer ou un état précancéreux à un stade initial de la maladie – accroît les chances de réussite du traitement.

La dernière mammographie de Micheline a révélé des microcalcifications suspectes. Une échographie du sein et une biopsie ont confirmé qu’elle avait une tumeur cancéreuse du type le plus courant qui se forme dans les canaux du sein, le carcino­me canalaire.

Dans sa malchance, Micheline aura tout de même eu la chance d’avoir détecté son cancer très tôt. La tumeur, petite, était encore confinée dans la région de son sein où elle avait pris naissance. La chirurgie était l’option indiquée dans ce cas. Une mastectomie partielle, une intervention qui permet de conserver la plus grande partie du sein tout en retirant seulement la tumeur mammaire et une petite quantité de tissu qui l’entoure, a été pratiquée avec succès. Durant la chirurgie, le ganglion situé au plus près de la tumeur a été détecté, retiré et analysé afin de confirmer que le cancer était de forme localisée. L’intervention a été suivie d’un court traitement de radiothérapie. Si la tumeur avait été plus grosse, la mastectomie, l’ablation chirurgicale de tout le sein, aurait dû être envisagée.

Micheline se porte bien et passe régulièrement des examens de suivi. Elle a vaincu son cancer et son succès est directement lié à la qualité de la prévention qu’elle a exercée et qu’elle continue d’exercer.

Si vous comptez parmi les femmes à risque ou si vous avez plus de 50 ans, soyez vigilante.

 

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