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Trois ans et demi plus tard...

Guy Turcotte pose avec un bébé durant une fête familiale où l’Institut Pinel lui a permis d’aller

Guy Turcotte
photo courtoisie Guy Turcotte

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Souriant, Guy Turcotte pose fièrement avec un bébé dans les bras sur des photos prises lors d’un rassemblement familial, le 30 septembre dernier, loin de l’Institut Pinel.

 

Souriant, Guy Turcotte pose fièrement avec un bébé dans les bras sur des photos prises lors d’un rassemblement familial, le 30 septembre dernier, loin de l’Institut Pinel.

Ces premières images de l’ex-cardiologue depuis le drame du 20 février 2009, le Journal les a trouvées sur un site Internet. Un membre de sa famille a cru bon d’y partager des clichés pris durant cette fête au domicile des parents de l’homme de 40 ans, à Saint-Hubert.

L’hôpital psychiatrique — où il est détenu depuis son verdict de non responsable pour les meurtres de ses enfants, en juillet 2011 — l’autorise à se rendre dans sa famille dans le cadre des droits de sortie sans escorte dont il bénéficie depuis peu de temps.

L’air détendu avec sa barbe de quelques jours, il apparaît en compagnie du bébé d’une de ses sœurs sur deux photos. Guy Turcotte y semble à des lunes de l’homme qui relatait son inconfort viscéral en présence d’enfants, au cours des mois suivant les décès de son fils Olivier, 5 ans et de sa fille Anne-Sophie, 3 ans, qu’il a poignardés à 46 reprises.

«Je n’étais même pas capable de voir des enfants à la télé», disait-il devant la Commission d’examen des troubles mentaux, le 12 décembre dernier. Il ajoutait qu’il ne se sentait «plus comme ça».

Un frère et une sœur de Turcotte avaient témoigné devant ce même tribunal administratif, au printemps, qu’ils n’auraient aucune crainte de le voir avec leurs enfants s’il était remis en liberté.

Autre essai en décembre

La Commission avait décidé, le 5 juin, de le garder détenu à l’hôpital psychiatrique au moins jusqu’à la fin de 2012. Les commissaires l’estimaient «très fragile» et s’inquiétaient d’un «risque réel de rechute» en raison de sa résistance aux thérapies vainement proposées par les spécialistes de l’Institut Pinel.

Turcotte aura une nouvelle chance de demander à la CETM de le libérer sans condition, le 12 décembre. Le tribunal évaluera alors si l’ex-cardiologue représente toujours un risque pour la société.


• «Je m’attendais que ce jour-là viendrait», a laissé tomber l’urgentologue Isabelle Gaston, qui a préféré ne pas commenter les permissions de sortie accordées à son ex-conjoint, auxquelles elle s’opposait parce qu’elle craint pour sa sécurité. Turcotte s’est vu interdire de la contacter, elle et son nouvel amoureux.

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