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Aurore l’enfant martyre

Maison mythique

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Même s’il refuse d’alimenter le mystère autour de sa résidence, l’actuel propriétaire de la maison d’Aurore l’enfant martyre, Pascal Gagnon, vit depuis sa naissance avec ce mythe qui fait partie intégrante du quotidien de cette famille depuis quatre générations.

Même s’il refuse d’alimenter le mystère autour de sa résidence, l’actuel propriétaire de la maison d’Aurore l’enfant martyre, Pascal Gagnon, vit depuis sa naissance avec ce mythe qui fait partie intégrante du quotidien de cette famille depuis quatre générations.

Si Pascal Gagnon porte le même nom que le père de l’enfant martyre, Télésphore Gagnon, l’actuel résident n’a aucun lien familial avec la tristement célèbre victime. Après la mort de la fillette, en 1920, l’emprisonnement de son père et la condamnation à mort de la Marâtre, la maison de Sainte-Philomène-de-Fortierville est demeurée vide.

Ce n’est que quelques années plus tard que l’arrière-grand-père de Pascal Gagnon a décidé d’acheter la terre. «Ça fait partie de l’histoire de notre famille, mais c’est une maison bien banale. [...] Tu pourrais penser que la maison est hantée, mais non», assure Pascal Gagnon.

Reste que le passé de cette demeure s’est invité dans le quotidien de cette famille d’agriculteurs et que les allusions à l’enfant décédée au deuxième étage sont fréquentes. «Nous, entre nous, on va en rire, avoir des petits running gags». D’ailleurs, le film de 1952 de Jean-Claude Bigras a pour ainsi dire bercé l’enfance de Pascal et de ses sœurs. «J’ai grandi avec le vieux film d’Aurore qui jouait en VHS régulièrement».

Cette triste histoire, qui s’est produite il y a plus de 90 ans, marque encore l’imaginaire collectif des Québécois. Plusieurs curieux s’arrêtent encore devant la «maison d’Aurore» pour prendre des photos ou questionner les propriétaires. «Pendant les deux semaines de la construction, c’est un classique», raconte M. Gagnon avec un grand sourire.

«Nous, les gens qui viennent visiter, on les appelle amicalement nos Aurore.» Si la famille Gagnon a toujours été courtoise avec les curieux venus s’informer sur le passé de la célèbre maison, elle a toujours refusé de faire visiter sa résidence. «Pour éviter d’alimenter le feu», fait valoir Pascal Gagnon.

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